Éditions La Fosse aux Ours
«… et si, à la fin, j’ai réussi à vous communiquer un peu de mon amour des arbres, j’aurai le cœur plus léger». Un coup de cœur de Vincent.
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Éditions Gallimard
Un coup de coeur de Bertrand.
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Éditions Actes Sud
Un coup de cœur de Hélène. |
Éditions Delcourt
Un coup de cœur de Valentine |
Jeudi 13 février18h30Pour son livre Le pays vide (éditions Confluences). Éditrice, co-fondatrice des éditions Arléa qu’elle dirige toujours aujourd’hui, Catherine Guillebaud est aussi romancière. Elle a publié aux éditions Gallimard Dernière caresse (2009) et aux éditions du Seuil : Amants (2002), Elle est partie (2003), La Fille du bar (2004), Les Souliers lilas (2006) et, en 2013, Exercice d’abandon. « Que fait François Ricci, écrivain en mal d’inspiration, à Shibam, ville du Yémen posée au milieu de l’Hadramaout, à la lisière du grand désert d’Arabie, le Rub Al Khali. Et que s’est-il passé pour que ce lieu improbable le retienne, sans espoir de retour ? Ce qui devait être un séjour organisé dans le cadre d’une bourse littéraire se transforme peu à peu en fuite irrémédiable où rien ni personne ne pourra détourner François de son projet. Lentement, il se défait de son ancienne vie, de ses peurs, de ses ruses et de ses accommodements. Et dans ce lent mouvement de déconstruction, tout paraît plus clair, plus apaisé. Il n’est pas impossible d’ailleurs d’y voir comme une renaissance, une réconciliation avec soi-même. » La rencontre sera animée par Pierre Mazet.
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Jeudi 13 février18h
Christiane Marmié, après des études de lettres et de psychologie, a exercé la fonction de psychologue dans un foyer accueillant des femmes avec leurs enfants (ruptures familiales ou sociales) et dans des crèches (accueils collectifs et familiaux). Tout au long de son parcours professionnel et personnel, elle croise des femmes, des mères. Une parmi les autres, elle évoque au fil de ces rencontres, des moments qui jalonnent la vie des femmes… |
Lundi 3 marsLa librairie sera exceptionnellement fermée le lundi 3 mars pour cause d’inventaire. Merci de votre compréhension. |
Samedi 8 février11h
« Il faut aller dans la dernière leçon du Séminaire XXIV pour trouver la référence de Lacan à la poésie et comment elle peut nous orienter. [...] : « la poésie qui est effet de sens, mais aussi bien effet de trou. Il n’y a que la poésie, vous ai-je dit, qui permette l’interprétation et c’est en cela que je n’arrive plus, dans ma technique, à ce qu’elle tienne ; je ne suis pas assez pouâte, je ne suis pas pouâteassez. » [...] Cette question de l’interprétation comme effet de sens conduit à la question de la portée d’une interprétation par rapport aux trois catégories. Lacan avance à ce propos que l’effet de sens dans le réel ne tient pas à l’emploi des mots, c’est-à-dire aux mots dans leur sens ou dans le sens qui leur est conféré. Si l’effet de sens dans son réel ne tient pas à l’usage des mots dans leur sens, il a par contre un lien des plus étroits avec les sonorités. C’est à ce niveau-là que Lacan nous renvoie au travail du poète. Et c’est précisément à ce propos que Lacan emploie le terme de « jaculatoire ». L’interprétation comme effet de sens doit donc tenir compte du sonore et ce sonore doit « consonner » avec ce qu’il en est de l’inconscient. C’est à cette condition que l’effet de sens se produit dans le réel. L’interprétation ne doit s’appuyer que sur la matérialité sonore du dire de l’analysant. Nous restons dans le sillon de la poésie, de la pratique du poète avec le sonore des mots, pratique à laquelle Lacan nous renvoie quant à la cure. » (Didier Castanet) Le débat sera animé par Philippe Madet. |
Vendredi 7 février18h30Pour son roman L’homme qui a vu l’homme publié aux éditions Ombres Noires. Né en 1975 à Aubenas (Ardèche), Marin Ledun vit dans les Landes. Romancier et essayiste, il a déjà publié sept romans noirs, dont Les visages écrasés (Seuil, 2011), Trophée 813 du Meilleur roman francophone, Grand prix 2012 du Festival International du film policier de Beaune, La guerre des vanités (Gallimard-Série Noire, 2011), Prix Mystère de la critique, et des romans pour la jeunesse dont Luz (Syros, 2012). Il écrit également des pièces radiophoniques pour France Culture. Chercheur en Sciences humaines et sociales, il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur les nouvelles technologies et la sociologie du travail. « Pays basque nord, janvier 2009. La tempête Klaus vient de s’abattre sur la façade atlantique. Les rumeurs autour de la disparition d’un militant basque, Jokin Sasco, enflent. Iban Urtiz, reporter, comprend que cette affaire n’est pas un cas isolé. La jeune Eztia, sœur du disparu, lui ouvre les portes d’un monde de mensonges et de trahisons où enlèvements, tortures et séquestrations sont devenus les armes de l’ombre. Tandis que deux tueurs tentent d’étouffer la vérité, la vie d’Iban bascule dans une guerre sans pitié qui ne dit pas son nom. La rencontre sera animée par Bernard Daguerre.
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Mercredi 5 février20h30
Pietra Viva, lecture musicale avec l’écrivain Léonor de Récondo et la musicienne Chloé Lacan. Michelangelo, en ce printemps 1505, quitte Rome bouleversé. Il vient de découvrir sans vie le corps d’Andrea, le jeune moine dont la beauté lumineuse le fascinait. Il part choisir à Carrare les marbres du tombeau que le pape Jules II lui a commandé. Pendant six mois, cet artiste de trente ans déjà, à qui sa Pietà a valu gloire et renommée, va vivre au rythme de la carrière, sélectionnant les meilleurs blocs, les négociant, organisant leur transport. Sa capacité à discerner la moindre veine dans la montagne a tôt fait de lui gagner la confiance des tailleurs de pierre. Au fil des jours, le sculpteur arrogant et tourmenté, que rien ne doit détourner de son œuvre, se laisse pourtant approcher : par ses compagnons les carriers, par la folie douce de Cavallino, mais aussi par Michele, un enfant de six ans dont la mère vient de mourir. La naïveté et l’affection du petit garçon feront resurgir les souvenirs les plus enfouis de Michelangelo. Léonor de Récondo et Chloé Lacan, les deux lectrices-musiciennes s’accompagnent au violon et à l’accordéon.
L’Inox 11-13 rue Fernand Philippart, Bordeaux / Saint Pierre Gratuit, réservation conseillée.
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Mercredi 5 février18h30
Paulin Ismard est maître de conférences en histoire grecque à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent sur l’histoire sociale et politique d’Athènes aux époques classique et hellénistique. Il a déjà publié, entre autres : Chronologie de la Grèce ancienne (Points, 2010) et Clisthène et Lycurgue d’Athènes, autour du politique dans la cité classique (Publications de la Sorbonne, 2012). « Socrate est condamné par les Athéniens à boire la ciguë en 399 avant notre ère : un événement fondateur sans cesse rejoué et réécrit. Derrière l’image d’Épinal d’un philosophe libre penseur injustement mis à mort, que se cache-t-il? C’est l’objet du travail de Paulin Ismard. Plus qu’un fait historique, le procès de Socrate se présente à l’historien comme un « laboratoire », une « coupe géologique » où se lit d’abord la fonctionnement de la démocratie athénienne des Ve et IVe siècles avant J.-C. Avec l’accusé Socrate, l’exercice de la justice devient acte politique : à force de questions, l’enseignement du philosophe menace la cohésion d’une cité affaiblie par la guerre du Péloponnèse. La lecture n’est cependant pas aisée tant la « chimère » Socrate se dérobe – « Platon par devant, Platon par derrière », écrit Nietzsche. D’un dialogue apologétique à l’autre, la figure de celui que l’on accuse d’impiété et de corruption de la jeunesse se brouille. Ismard identifie plusieurs visages qui construisent un mythe. Ennemi de la démocratie proche des oligarques, premier martyr chrétien, puis intellectuel engagé défenseur de la liberté d’expression, Socrate prend les contours d’une modernité qui se construit avec pour modèle la Grèce antique. Le régime qui le condamne porte, d’après Tocqueville, débordements et nivellement par le bas. Mais à bien y regarder souligne Ismard, notre système géré par des experts ressemble fort à l’oligarchie détestée des Athéniens. Quand celle-ci passe pour démocratie, un remède traverse les siècles : la sage ironie socratique. » (Victorine de Oliveira, Philomag) La rencontre sera animée par Christophe Pébarthe.
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Mardi 28 janvier18h30
Olivier Neveux est professeur d’histoire et d’esthétique du théâtre à l’université Lumière Lyon-2. Il est notamment l’auteur de Théâtres en lutte. Le théâtre militant en France de 1960 à nos jours (La Découverte, 2007). « Dans son nouveau livre [...] l’historien Olivier Neveux tente de dessiner les contours de ce qu’il nomme « un théâtre de la capacité ». Refusant une démarche purement esthétique ou didactique, cet art-là mettrait en mouvement mille et un processus d’émancipation. L’air de rien, il permettrait au public de se réapproprier sa vie. Toute la force de ce livre tient à sa fragilité combative, à son approche explicitement tâtonnante. Il fait le deuil de tout critère objectif et refuse de jouer au commissaire politique qui jugerait ce qui est ou non subversif. Puisant dans le travail des metteurs en scène et dans la pensée critique de philosophes comme Daniel Bensaïd, Jacques Rancière ou Fredric Jameson, il affirme que le théâtre, par sa relation au spectateur, laisse entrevoir une liberté à venir. » (Jean Birnbaum, Le Monde) La rencontre sera animée par Patrick Lardy. |
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