La sélection de lamachinealire


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Samedi 22 février à 11h

Animation pour petites oreilles et jeunes lecteurs, à partir de 4 ans.
durée : 30 min

La Machine à Conter est née de l’envie de deux étudiantes de l’IUT Michel de Montaigne de créer une animation musicale autour des livres.

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Noémie Robert, étudiante en métiers du livre, et Vénaig Péchard, étudiante en animation socio-culturelle, vous proposent de découvrir des albums jeunesse dans une lecture animée et accompagnée à la flûte traversière irlandaise.

Pour cette première séance, La Machine à Conter vous amènera à la rencontre de l’hiver, de sa magie et de ses mystères.

Vendredi 24 janvier

18h30

Pour son livre Adour, histoire fleuve (éditions Le Festin).

Serge Airoldi est né à Auch, dans le Gers, en 1966. Après des études de lettres, de droit, de sciences politiques, il devient journaliste au quotidien Sud Ouest en 1993. Après avoir été en poste à Dax, à Mont-de-Marsan et à Bordeaux, au sein de la rédaction de Sud Ouest, il a dirigé la rédaction de Bayonne. Depuis 2009,  il est directeur artistique des Rencontres à Lire, le salon du livre de la ville de Dax, collabore à la revue Le Festin depuis 2008 et, depuis sa création en 2005, à la revue littéraire Fario.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont : Les chevaux (La Fosse aux Ours, 2004), Le veilleur de Matera (La Fosse aux Ours, 2006), Comme l’eau, le miroir changeant (Fario, 2010), Les Roses de Samode (Cheyne, 2011).

« 335 km de ses origines pyrénéennes jusqu’à l’océan Atlantique après une grande boucle à travers les Hautes-Pyrénées, le Gers, les Landes et aux limites du Pays basque : tel est l’Adour, dont l’histoire est celle d’un fleuve aux multiples géographies, riche de territoires et de personnages ordinaires et singuliers. Serge Airoldi, nourri par la sensibilité géopoétique déroule un récit très personnel de ce long ruban d’eau, depuis les sources jusqu’à l’embouchure devant Bayonne et Anglet. Par-delà les paysages des eaux changeantes, des berges et des mondes riverains, se sont établies des vies et des manières d’être dont le décor des siècles a élaboré la chronique sans fin de la beauté et des drames, de la guerre et des joies, des désastres et du recommencement. »

La rencontre sera animée par Joël Raffier.

Jeudi 23 janvier

18h30

entraide.jpgPour son livre : Persécutions et entraides dans la France occupée (co-édition Les Arènes – Le Seuil)

Directeur de recherche au CNRS (CERI) et professeur à Sciences Po Paris, Jacques Semelin est spécialiste de la résistance civile et des crimes de masse. Son livre Sans armes face à Hitler (Payot, 1989), est désormais considéré comme un classique. Il a aussi publié Purifier et détruire. Usages politiques des massacres et génocides (Seuil, 2005), ouvrage traduit aux États-Unis par la Columbia University Press.

« Près de quatre-vingt mille juifs (français et étrangers) demeurant en France en 1940 ont été tués par les nazis durant les années d’Occupation. Cette tragédie est désormais établie et documentée. Leur histoire en appelle cependant une autre, trop peu étudiée par les historiens, et que l’auteur de ce livre prend à bras-le-corps. Puisque environ trois cent trente mille juifs vivaient alors dans notre pays, cela signifie que 75% d’entre eux ont pu échapper à l’extermination. Pour les juifs français, cette proportion avoisine les 90%. Par comparaison, la Belgique n’a compté que 55% de survivants et les Pays-Bas 20%.

Comment comprendre cette singularité du cas français, puisque la volonté nazie de détruire les juifs est partout semblable et que Vichy collabore à leur déportation ? Cette question était encore un « point aveugle » dans l’historiographie de la Shoah. Certains ont même parlé d’une énigme française.

Au terme d’une enquête de plusieurs années, riche de témoignages et d’archives, écrite d’une plume sensible et sereine, Jacques Semelin apporte une contribution décisive. Il brosse un tableau radicalement autre de la France occupée. Une société plurielle et changeante, où la délation coexiste avec l’entraide, où l’antisémitisme n’empêche pas la solidarité des petits gestes. Sans jamais minimiser l’horreur du crime, ce livre monumental ouvre une nouvelle période dans notre lecture des années d’Occupation. Il fera date. »

La rencontre sera animée par Mathias Delori et Philippe Souleau.

À l’occasion du 70e anniversaire des rafles de Bordeaux de décembre 1943 et de janvier 1944, un colloque est organisé à l’initiative du Consistoire israélite de la Gironde et de l’AJPN, consacré à La radicalisation des persécutions antisémites en France à partir de l’automne 1943.

Vendredi 17 janvier

18h30

bleu.jpgAutour de son ouvrage auto-édité : Le grand bleu de l’émancipation.

« Essai humouristico-poético-écolo-politico-économique et déjanté qui explique l’histoire du capitalisme, son virage néolibéral, ses conséquences et les alternatives concrètes au système. »

La rencontre sera animée par Guillaume Pastureau.

Jeudi 16 janvier

18h30

tpscerises.jpgAutour de son livre Pouvoir, servitude et idéologie, publié aux éditions Le Temps des Cerises.

Claude Morilhat est docteur en philosophie ; il a notamment publié : La Mettrie. Un matérialisme radical (PUF, 1997), Philosophie ou libertinage. Rorty et le discours postmoderne (Kimé, 2001), Empire du langage ou impérialisme langagier ? (Page deux, 2008).

« Le point de départ du livre est le paradoxe soulevé naguère par Étienne de La Boétie. Pourquoi les hommes consentent-ils à leur domination ? Pourquoi luttent-ils parfois pour elle comme s’il s’agissait de leur liberté ? Si l’on suit Marx et la tradition qui s’en réclame, c’est le concept d’idéologie qui permettrait d’expliquer l’acceptation de la domination. À chaque époque les idées dominantes, celles qui justifient le statu quo, sont celles de la classe dominante qui contrôle « les moyens de la production intellectuelle ». [...] Pour comprendre la servitude aujourd’hui et l’adhésion à l’ordre capitaliste, il faut partir du monde du travail. [...] C’est dans l’entreprise que se joue principalement l’adhésion à l’ordre en place. C’est là que les salariés sont exposés à l’idéologie de la fatalité économique et de la course à la compétitivité. C’est là aussi qu’ils vivent la peur du chômage qui achève de convaincre ceux qui sont imperméables à l’idéologie.

Claude Morilhat nous invite à repenser de façon souple les racines de l’idéologie dominante en regardant lucidement les dangers de toute critique de l’idéologie. »    (Florian Gulli, L’Humanité)

Le débat, organisé dans le cadre des Rencontres Espaces Marx, sera animé par Gérard Loustalet-Sens.

Mardi 14 janvier

18h30

barbara.jpg

Autour du livre Barbara, recueil de photographies inédites de Libor Sir, textes et entretiens, publié sous la direction de François Laffeychine et Pierre Landete aux éditions Le Castor Astral.

« Ces 85 portraits de Barbara ont été réalisés par Libor Sir en 1967. Ils sont ici publiés pour la première fois. Prises sur la scène du quotidien, ces photographies offrent une image différente de la chanteuse en concert. Des images d’autant plus rares que la chanteuse ne se laissait que rarement photographier. Nous la découvrons à travers des instants saisis au naturel, à Saint-Malo au bord de la mer, à Paris devant l’Écluse, le cabaret de ses débuts, au parc de Saint-Cloud, place des Vosges ou en bord de Seine. Les photos ont une esthétique qui laisse admiratif. »  (Nicolas César, Aqui !)

Ces photos sont accompagnées d’extraits d’entretiens, de témoignages, de textes de Barbara et d’auteurs qu’elle a interprétés. Bien qu’elle soit décédée il y a plus de quinze ans, Barbara continue de fasciner le public, à l’image de son anthologie de 19 disques sortie l’an dernier. Le chanteur Jacques Higelin lui consacre une chanson sur Beau Repaire, son dernier album sorti cette année. Barbara fait partie, avec Moustaki, Brassens et Brel, des monstres sacrés de la chanson française, vénérés comme tels par ceux qui les ont connus vivants et respectueusement découverts par la jeune génération.

Table ronde avec Libor Sir, Pierre Landete et Marc Torralba.

Vendredi 10 janvier

18h30

chambre.jpgPour son livre Chambres de Proust publié aux éditions Flammarion.

Olivier Wickers est sans doute l’un des rares technocrates à citer Proust, Lacan, Brecht et Giordano Bruno quand il parle des politiques publiques en matière d’emploi et d’insertion sociale. C’est qu’il y a en fait deux Olivier Wickers en un. Côté face, l’ancien élève de l’ENA. Côté pile, le diplômé de philosophie, auteur d’une étude remarquée sur Sartre écrivain : Trois Aventures extraordinaires de Jean-Paul Sartre (Gallimard, 2000), amoureux du Caravage et capable de disserter des heures sur l’Albertine de Marcel Proust.

« [...] il nous semble qu’avec ses Chambres de Proust Wickers a trouvé son style, entendez : sa musique. C’est une pure merveille que son essai. Et quelle richesse ! On pense à cette séquence fondamentale d’Alphaville, de Godard, quand Lemmy Caution, alias Eddie Constantine, ouvre, une à une, les portes des chambres d’un mystérieux hôtel, si ma mémoire est bonne. Eh bien, Wickers est le Lemmy Caution de La Recherche du temps perdu. Lui non plus ne se lasse pas, et nous avec lui, d’entrer dans les chambres les plus obscures, réelles ou non, de l’univers proustien, d’en sortir mais après un dernier coup d’œil, et donc d’y revenir, de peur d’avoir raté le détail qui dirait tout. En plus de cela, mais nous l’avons déjà suggéré, c’est de la très belle ouvrage. Olivier Wickers écrit clair, net et rythmé. Si bien que je défie quiconque, serait-il bêtement insensible à Proust, de s’y ennuyer. En ceci, ces Chambres sont aussi une invitation au voyage, le plus beau de tous, celui qu’on fait, précisément, dans sa chambre, un livre dans les mains. Reste que « la littérature, cet enfermement réussi, portes et fenêtres closes, ne sauve cependant pas à coup sûr, et pas tout le monde ». Mais quel scripteur aujourd’hui encore ose l’enfermement ? Lisez Wickers. »  (Gérard Guégan, Sud Ouest)

La rencontre sera animée par Éric Audinet.

Mercredi 8 janvier

18h30

leal.jpgPour son roman Asparagus publié aux éditions P.O.L.

Né en 1968, Frédéric Léal exerce la médecine générale à Bordeaux. Il a un temps publié des critiques littéraires-récits dans les revues Action Poétique et CCP, avec lesquelles il collabore régulièrement. Après avoir beaucoup publié dans les revues de poésie contemporaine, il est édité depuis plusieurs années aux éditions de l’Attente et aux éditions P.O.L. Il a publié récemment Le peigne-jaune (l’Attente, 2011), ou Délaissé (P.O.L, 2010).

« Son passage par l’armée a inspiré à Fred Léal un premier roman, Selva !, récit déjanté d’un banquet de légionnaires, qui semblait ne pas avoir assez de l’espace de la page pour se répandre en caquetages et bouffonneries. Asparagus, un peu plus de dix ans plus tard, reprend le principe de cette forme éclatée, accomplie dans le désordre a priori le plus total, pour nous conter la suite des aventures du narrateur. Appelé Rod, du moins par la femme qui vient de le quitter, l’aspirant médecin effectue son service militaire en Guyane où il entretient des liens d’amitié avec un jeune vétérinaire.[...]

Asparagus est un drôle de livre qui parvient à concilier esprit farceur, railleries sur le corps militaire et constat ethnographique accablant. Les mots en liberté, ces savoureux décrochages, allègent le texte, offrant par leurs gags en forme d’acrobaties sémantiques, leur sens élastique de l’humour, une voix qui n’aime rien tant que les marges et est peut-être capable d’exorciser ces tristes tropiques« .  (Emily Barnett, Les Inrockuptibles)

La rencontre sera animée par Marie-Laure Picot.

Mardi 7 janvier

18h

chantilly.jpgSerge Briffaud et Emmanuelle Heaulmé  pour leur ouvrage : Chantilly au temps de Le Nôtre et du Grand Condé, histoire sociale d’une entreprise  jardinière (éditions Olschki).

Serge Briffaud est historien, maître-assistant à l’Ensap Bordeaux et responsable du Cepage (Centre de recherche sur l’histoire et la culture du paysage).

Emmanuelle Heaulmé intervient à l’École d’architecture et de paysages de Bordeaux.

« Fruit de la collaboration de deux historiens et d’un paysagiste, ce livre présente les résultats de l’analyse d’un demi-millier de lettres échangées entre les protagonistes de la réalisation des jardins de Chantilly au temps de Le Nôtre. C’est le chantier lui-même et le fonctionnement de la communauté humaine durablement soudée autour du projet, qui sont ici mis en lumière. L’image que l’on se fait des grands jardins classiques en sort largement transformée et enrichie. »

La rencontre, organisée dans le cadre des Géo-Mardis d’ADESS, sera animée par Pierre-Yves Saillant.

Dimanche 22 décembre

à partir de 11h

pecheurSignature dédicace de leur ouvrage Pêcheur publié aux éditions Confluences.

Écrivain et éditeur, Éric Audinet est directeur des éditions Confluences et directeur de collection aux éditions Sud Ouest.

Jean-Luc Chapin, membre de l’Agence Vu, est photographe professionnel.

« Que recherchent les deux compères de randonnées ? Mettre en images et en mots cette passion qui puise son énergie à la source de l’enfance. « Qu’y a-t-il de plus fascinant qu’un plan d’eau qui donne l’apparence d’un miroir où se reflète le ciel vide, alors qu’il est le théâtre d’un invisible ballet de poissons ? », écrit Éric Audinet.

En fait, pour Jean-Luc Chapin, comme pour son complice, pêcher ou chasser revient à saisir le mystère de la vie sauvage. Tenter d’en révéler les codes et le sens cachés. C’est pour cette raison que les photographies de Jean-Luc Chapin ne sont pas des copiés-collés de l’évidence. Elles vont au-delà des choses. Prises sur le vif, parfois mises en scène, elles sont le fruit de la patience et de l’écoute. Du don de soi. Car il faut une indéniable générosité pour « saisir le moment, le point nodal », dit-il, « où tout bascule. » Où soudain le rideau se lève sur le mystère. Quand à la surface jusque-là lisse s’ébroue l’esturgeon ou bien lorsqu’un point lumineux furtif vient percer l’opacité de l’eau. [...] Ce livre à deux voix, à deux regards est le prétexte à un « vagabondage dans les territoires de ce monde inversé que sont les eaux vives et les grands plans aquatiques ».   (Alain Montanguon, Sud Ouest)

 

Samedi 21 décembre

à partir de 14h30

lejoncRencontre dédicace autour de ses livres : La mer et lui (Notari), L’arbre de Paix, (Flammarion) et Le bestiaire fabuleux (Gautier-Languereau).

Né en 1967, Régis Lejonc vit et travaille à Bordeaux. Autodidacte, il est illustrateur professionnel. Il utilise le pastel sec comme technique. Aux éditions du Rouergue, il a d’abord illustré Tour de manège (texte d’Olivie Douzou 1995), Icare et Ange (texte d’Annie Agopian, 1998). En BD, il a collaboré en 1999 à Paroles de taulards (Delcourt), et a dessiné Kid Korrigan en 2001 sur des scénario de Corbeyran (Delcourt). Régis Lejonc est également le troisième lauréat du grand prix de l’Illustration, remis en juin 2010 au Centre de l’illustration de Moulins.

Son dernier album La mer et lui (texte d’Henri Meunier) est paru aux éditions Notari : « Un capitaine à la retraite demande à la mer de le suivre, et puisque «c’est la première fois qu’un homme l’invite à sortir», elle accepte. Elle se retire aussi : elle coule toute entière dans un verre que le capitaine lui tend.  »

Les images de Régis Lejonc le racontent avec élégance, en suivant son rythme de façon extrêmement originale. Trois pages entièrement noires marquent les pauses entre les parties du texte : le départ ; la vie à deux ; le retour de la mer à la mer. Dans les illustrations, on se fera également le plaisir de découvrir les clins d’œil à de grands maîtres de la peinture : Eugène Boudin, Edward Hopper, Giorgio De Chirico, Claude Monet…

 

Mercredi 18 décembre

à partir de 14h30

blaquiéDédicace de l’ouvrage qu’elle a illustré Coeurs de jungle (éditions Belin).

Julie Blaquié, illustratrice-graphiste d’origine franco-britannique, vit et travaille à Bordeaux. Son diplôme d’arts plastiques/ arts appliqués en poche, elle s’investit pendant plus de 6 ans dans le webdesign et réalise de nombreux sites pour des agences de communication. C’est à l’occasion d’un tour du monde en solo, pour un projet de carnet de voyage, que Julie Blaquié perfectionne diverses techniques traditionnelles comme l’aquarelle et l’encre de chine. Désormais, elle travaille en tant qu’illustratrice-graphiste freelance dans l’illustration jeunesse et la presse.

« Ce qu’est la vie !  Ça, c’est la phrase fétiche des adultes ! Tu vas voir ce qu’est la vie ! Ils la lancent dès qu’il y a un trou à boucher. Ce qu’est la vie. Ce qu’est la vie. J’ai une petite idée de ce que va être ma vie dans les prochains mois. Plutôt tranquille ! »