Dimanche 15 décembreà partir de 14h30
Illustratrice et graphiste indépendante, Anne Montel travaille pour la presse jeunesse (J’aime Lire, Pomme d’Api, Pop corn). Elle vient de publier avec Loïc Clément une première bande-dessinée : Shä & Salomé : Jours de pluie aux éditions Gawsewitch. « Mathilda a une spécialité : elle est experte en désobéissance. Et elle ne compte pas s’arrêter là ! Son grand projet ? Lutter contre les règles horripilantes qui empoisonnent l’existence. Plus déterminée que jamais, elle mène sa petite révolution et s’en va directement trouver la Reine pour lui exposer ses nouvelles lois. Grâce à son formidable programme, les enfants seront bien plus heureux, affirme Mathilda. Mais est-ce si sûr ? » |
Samedi 14 décembreà partir de 14h30
Nicolas Lacombe alias Kurenai est plasticien et illustrateur. Il développe une nouvelle approche tactile en 2D en proposant une illustration graphique à partir de sa pratique originale : l’utilisation du scotch. Entre matière et transparence, entre figuration et abstraction, le résultat du jeu de contraste procure des impressions graphiques riches et vivantes. Son travail est préoccupé par l’identité forte d’une pratique personnelle inscrite très tôt dans sa vie. À travers l’utilisation du scotch il tente de modifier notre rapport à l’image. « Cet abécédaire déroule sous vos yeux, pour chaque lettre la présentation d’animaux peu connus. Chaque haïku les présente de manière poétique mêlant l’exotisme à l’originalité. Les illustrations réalisées à base de scotch leur donnent vie, couleur et mouvement. Un abécédaire insolite où l’occasion est donnée de faire de réelles découvertes. Vous en serez scotché ! »
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Jeudi 12 décembre18h30
Pierre Landete est né en 1967 à Bordeaux où il exerce la profession d’avocat. Il a effectué plusieurs missions humanitaires, a présidé l’Institut de Défense des Étrangers et le premier Festival International du Film sur les Droits de l’Homme. Il est le fondateur d’un institut de Recherche sur le droit des mineurs à l’université́de Bordeaux- Montesquieu. « La cendre au cœur est composé de 24 poèmes contenant 223 fragments. Ce travail d’écriture est destiné à permettre une multitude de lectures possibles : chaque fragment séparément, chaque moitié de fragment, ou encore chaque colonne, et même en diagonale ou en commençant par la fin proposée, avec la même liberté. Si chaque poème peut être envisagé comme un ensemble cohérent, sa composition fragmentaire n’enferme le lecteur dans aucun espace dont il ne pourrait s’évader. Ainsi, ce livre ne peut jamais être totalement lu. Il est une évocation laissant l’esprit hors de contrainte, un vivant poème multiple dont l’action se passe dans l’imagination. Cette composition est une expérience stylistique insolite mêlant l’esthétique de la concentration à une construction d’écriture en mouvement dans laquelle, le désir de déconstruire est toujours possible. » Rencontre animée par Bérengère Pabœuf, lectures par la comédienne Suzanne Robert. |
Mardi 10 décembre18h30
Né en 1950 à Dakar, au Sénégal. Son premier pas en France a lieu à Marseille à la descente du bateau. Dès lors, enfance en Bourgogne, adolescence en Franche-Comté. Arrive en 1968 en Aquitaine. Depuis, vit, lit et écrit à Bordeaux (Gironde) et à Pontlevoy (Loir-et-Cher). Éditeur, avec Sophie Chambard, à l’enseigne – aujourd’hui en sommeil – de À Passage/Le Coupable depuis 1979. Il dirige la collection Alter & Ego aux éditions de l’Atelier in 8. « Claude Chambard a engagé, il y a dix années, un projet en douze volumes intitulé Un nécessaire malentendu. Ces volumes sont douze façons d’entrevoir ce que la langue, la poésie, la prose, peuvent transformer dans l’histoire la plus banale qui soit. La vie, l’amour, la famille, les amis, la littérature, la mort… Ils sont aussi et surtout des livres de lecture. Rendre hommage à ceux qui font aimer les livres, la littérature. Pas de journée sans lecture. Et parfois le sentiment que celui que vous lisez vous a reconnu et vous fait un signe, vous envoie quelque chose que vous pourrez glisser dans votre travail. » « Le narrateur – la série oscille entre vers et prose, entre page et phrase… – sort de l’improbable abbaye où il avait trouvé asile dans le livre précédent pour rejoindre à la fois son enfance et trouver un refuge pour sa famille dans un monde en guerre. Il quittera ainsi les brumes de l’Atlantique, pour celles de l’île de Walcheren, au sud-ouest des Pays-Bas, puis reviendra en France nicher sa famille dans les forêts du Centre. « Cette poésie narrative fonctionne autour d’un personnage qui ne peut que parler à la première personne. Le moi, le je, sont utilisés comme catalyseur du désir qui va activer les lettres, les mots, les vers, les phrases, faire surgir le texte, le récit et permettre au sujet d’accéder à son propre manque, à son apparition/disparition, à sa destination éphémère. » La rencontre sera animée par Marie-Laure Picot. |
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Samedi 7 décembreà partir de 14h30
Julien Béziat est né en 1978. Enfant, il dessine et peint aux côtés de son père, et aime les livres comme sa mère. Il est aujourd’hui enseignant-chercheur en arts plastiques à l’université de Bordeaux 3, et vit près de Bordeaux avec sa femme et ses deux enfants. En 2011, il a reçu pour Mäko le prix Pépite du premier album au Salon du livre de la presse jeunesse de Montreuil. « L’autre jour, un truc terrible est arrivé à mes doudous. Ça s’est passé quand j’étais à l’école, c’est Berk mon canard qui me l’a raconté. Une espèce de patate molle est entrée dans la chambre. Personne n’y a fait attention. Et puis… GLOUP ! elle a avalé Lapinot ! Et elle a pris la forme de Lapinot ! Tous mes doudous l’ont observée et ils ont compris: c’était un Mange-doudous! À partir de ce moment-là, ça a été l’affolement général. » |
Vendredi 6 décembre18h30
Ce livre rassemble le meilleur de ses textes, de ses premiers articles à ceux qu’il a écrits pour le journal Sud Ouest, dont les fameuses « dérives ». On y retrouve aussi l’intégrale de ses nouvelles et poèmes parus dans différents recueils, ainsi qu’une multitude d’inédits et de nombreuses photos et dessins. Né à Grignols et mort à Bordeaux, journaliste à Sud Ouest puis écrivain, Patrick Espagnet (1950-2004) est l’auteur de nombreux articles et chroniques. Il était passionné par le rugby, le jazz, la corrida, les atmosphères nocturnes et les rencontres venues de tous horizons. Il fut comme l’écrivit son ami Jean-François Mézergues, « l’inimitable conteur d’un territoire, d’un terroir et d’un peuple dont il avait toutes les subtilités, l’originalité, les métissages et l’unicité. » « Patrick Espagnet était fier d’être un fils de la Haute Lande et son atavisme de gemmeur aurait pu l’y faire rester. On ne sait quel vent de terre l’avait d’abord poussé en faculté de droit où il s’était illustré en tête de mêlée [...]. Puis en faculté de lettres qui ne menait qu’au plaisir de savoir lire. [...] Patrick Espagnet avait cette sensibilité qui suppose qu’on la dissimule pour continuer de vivre. Qu’il soit sous le panier du grand Orthez, à la Coupe du monde de rugby de 1995, derrière la main courante des Béglais, au cœur de l’académie où il retrouvait la joie pure de l’enfance, Patrick nous a donné le roman vrai des profondeurs de notre région. On attendait Espagnet parce qu’il exprimait un patrimoine sudiste, une oralité mise en mots, avec suffisamment d’ampleur et de générosité pour intercaler quelques moments de grâce. Il faut ouvrir ses trois recueils de nouvelles : Les Noirs, Quinze histoires de rugby et La Gueuse, pour comprendre à quel point il voulait lire le cœur des hommes. La musique ne s’éteint pas. Nous sommes seuls avec son talent. (Christian Séguin, Sud Ouest) La rencontre réunira les nombreux amis de Patrick Espagnet parmi lesquels Christophe Dabitch, Thierry Lahontâa, Pierre-Marie Cortella. |
La Machine à Musiqueest ouverte en décembre aux horaires habituels et exceptionnellement le dimanche 15 de 14h30 à 19h et tous les jours du lundi 16 au mardi 24 de 10h à 19h. |
Mercredi 4 décembrede 15h30 à 19h
![]() Philippe Caupenne est né à Bordeaux en 1940 et vit à Gujan-Mestras. Il a notamment travaillé pour l’armée en réalisant des BD pour les journaux militaires comme TAM ou Armées d’aujourd’hui. Il a également collaboré durant 7 ans avec FR3 Aquitaine comme caricaturiste pour le journal télévisé. Il a crée une série de 5 BD sur l’occupation de l’Aquitaine par les anglais. Depuis deux ans, il réalise une série sur le bassin d’Arcachon.
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Mardi 3 décembre18h30
Né à Port-au-Prince (Haïti) en 1956, Lyonel Trouillot a fait des études de droit. Fasciné par la littérature depuis son plus jeune âge, il a collaboré à différents journaux et revues d’Haïti et de la diaspora dans lesquels il a publié de nombreux poèmes et textes critiques ; il a également écrit des textes de chansons. Professeur de littérature, journaliste, co-fondateur des revues Lakansyèl, Tèm et Langaj, Lyonel Trouillot est aujourd’hui membre du Collectif de la revue Cahiers du Vendredi et co-directeur de la collection du même nom. Son œuvre romanesque est publiée chez Actes Sud. « C’est l’histoire d’une chute. Celle de Pedro, jeune comédien haïtien en tournée à l’étranger, qui se jette, un beau jour, du douzième étage d’un immeuble. Celle de ses deux colocataires restés au pays à pleurer leur ami. Celle de tous les hommes qui ne parviennent pas à trouver leur place ici-bas et s’enfoncent inexorablement dans les méandres ravageurs. À Port-au-Prince, dans le modeste deux-pièces aux airs de bateau ivre qui a abrité les frasques des trois amis, le narrateur se souvient. Des joyeuses errances du trio, des sempiternels calculs de l’Estropié qui ne peut s’empêcher de tout quantifier, du passé qu’il faut se trimballer comme un fardeau, et des rôles improbables que savait s’inventer Pedro pour fuir ses drames intérieurs. Au fil de cette vibrante adresse à l’être disparu qui fait écho au cri du suicidé, l’ami s’interroge. Comment empêcher l’autre de sombrer ? Quel pouvoir les mots ont-ils sur les maux ? Comment vivre avec cette ombre qui plane sur le matelas désormais vide ? La plainte a beau être déchirante, elle n’en est pas morne pour autant. Loin de là. Car c’est la vie que le narrateur implore. Les salles de cinéma du Champs-de-Mars, la loufoque Madame Armand, les vacances improvisées en pointant son doigt au hasard de la carte… Une nouvelle fois, Lyonel Trouillot explore les failles de l’âme humaine. Et les vertus du seul antidote au désespoir qui vaille : la poésie. » (Victoria Gairin, Le Point) La rencontre sera animée par Françoise Escarpit. |
Vendredi 29 novembre18h30
Lionel Salaün est né en 1959 à Chambéry, où il vit. Pour consacrer l’essentiel de son temps à l’écriture, il enchaîne les petits boulots. Le retour de Jim Lamar, son premier roman paru en 2010 chez Liana Levi, a reçu un très bel accueil des libraires, de la presse et du public et a été récompensé par douze prix littéraires. « Après un premier roman aussi magistralement réussi que Le retour de Jim Lamar, [...] on attendait impatiemment la suite de l’œuvre de Lionel Salaün. Lequel a bien fait de prendre son temps pour peaufiner : l’écriture de Bel-Air est impeccable. Pour le reste, le roman est à la fois différent du premier, tant mieux, et fidèle à l’univers de Salaün, tant mieux aussi. Bel-Air, c’est une histoire de garçons, dans une cité prolo des environs de Chambéry, en 1956. C’est aussi le nom du bistrot que tient la famille Lecreux, les parents et leur fils Gérard. De parfaits beaufs, façon Cabu. [...] Mais voilà, la France, depuis quelque temps, est en train de s’embourber dans le guêpier algérien, où se déroulent ces fameux « événements » qui finiront par devenir une sale guerre. Dans la cité, il y a bien sûr des Algériens, et des gros cons racistes, sympathisants de l’OAS. Dont les Lecreux, et même Gérard, un temps. Erreur de jeunesse. Mais Franck ne lui pardonnera jamais vraiment ce dérapage… » (Jean-Claude Perrier, Livres-Hebdo) La rencontre sera animée par Christian Jacquot. |
Jeudi 28 novembre18h30Migrations au féminin. Organisé chaque année par la Cimade, le festival Migrant’scène souhaite cette année tracer les portraits des femmes migrantes, trop souvent invisibles, et leur rendre justice. En effet, 49% des migrants sont des femmes, d’autant plus déterminées que le chemin migratoire a été éprouvant, d’autant plus actives qu’elles doivent prouver encore davantage que les hommes, d’autant plus fortes que leur situation et de femme et de migrante les rend plus vulnérables aux discriminations et injustices sociales. Patrick Rödel lira des extraits du roman de Julie Otsuka, Certaines n’avaient jamais vu la mer (traduit de l’anglais (États-Unis) par Carine Chichereau, éditions Phébus, prix Fémina 2012, réédité dans la collection 10/18). « En 1919, des Japonaises embarquent pour une longue traversée vers San Francisco où les attendent des hommes à qui elles sont mariées par procuration et dont elles ne connaissent qu’une chose : une photo. Arrivées aux États-Unis, la confrontation entre l’American dream et la réalité sera douloureuse… Julie Otsuka, de façon magistrale, fait revivre à travers les détails de leur quotidien ces femmes « invisibles » en faisant entendre leur espoir d’une vie meilleure, leurs questions, leurs peines, leur déception. » |
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