La sélection de lamachinealire


Mardi 26 novembre

18h

ovaldePour son roman La grâce des brigands publié aux éditions de l’Olivier.

Née en 1972, Véronique Ovaldé a décidé, destin forgé à la prime enfance, qu’elle serait écrivaine. Elle publie son premier roman à 27 ans, aux éditions du Seuil : Le sommeil des poissons. Suivront Les hommes en général me plaisent beaucoup (Actes Sud, 2003), Déloger l’animal (Actes Sud, 2005), Et mon cœur transparent (L’Olivier, 2008, prix France Culture-Télérama), Ce que je sais de Vera Candida (L’Olivier, 2009, prix France Télévisions) et Des vies d’oiseaux (L’Olivier, 2011).

« C’est l’une des voix les plus singulières des lettres françaises. Découverte avec une série de romans aux faux airs de contes pour adultes, peuplés de doux dingues dont la verve faisait oublier les drames qui les entouraient, Véronique Ovaldé a eu tôt fait de s’attirer un large public, séduit par son inventivité langagière et son onirisme inquiétant. Sans doute aurait-elle d’ailleurs pu continuer longtemps à revenir sur ses rivages latinos fétiches, déjà explorés dans le baroque Ce que je sais de Vera Candida, ou le poétique Des vies d’oiseaux.

Mais elle n’a pas eu cette paresse, et La grâce des brigands, son huitième roman, marque une inflexion nouvelle dans son œuvre. Sans rien renier de sa fantaisie acidulée, Ovaldé s’y montre plus introspective, moins enchantée. Son héroïne porte cette fois le doux nom de Maria Cristina Väätonen. Romancière acclamée, elle savoure une vie de solitude sur sa terrasse de Santa Monica, quand retentit un coup de fil: sa mère, qu’elle n’a plus vue depuis dix ans, l’appelle à son chevet. La voilà engagée sur le chemin du retour, qui est aussi celui de la mémoire. Celle d’une jeunesse en souffrance, dans une petite bourgade canadienne, conclue par une fuite vers l’eldorado californien. Avant la découverte du sexe, de l’amour et de la gloire littéraire auprès de l’intrigant Rafael Claramunt, « grantécrivain » aux motivations obscures… »  (Julien Buisson, Lire)

La rencontre sera animée par Pierre Mazet.

Samedi 23 novembre

de 16h30 à 17h30

 

musicalaruePrésentation de l’ouvrage Musicalarue, le livre (1968-2014) publié aux éditions confluences.

Rencontre avec l’auteur, Patrice Clarac (ethnologue), François Garrain (président de Musicalarue) et Stéphane Jonathan (journal Sud Ouest). Le groupe Sans Additif (Nicolas Lescombe et Laurent Turpault) offrira quelques intermèdes musicaux.

« Qui sait que l’aventure de Musicalarue débute juste après 1968 ? Les remous de la révolution ont touché Luxey… Ils y amènent un vent de liberté, des musiques, des envies d’ailleurs, et des solidarités qui fédèrent les énergies des jeunes rebelles locaux…

Elles trouveront leur exutoire dans l’organisation de fêtes traditionnelles, sur le terreau fertile d’un passé festif et collectif.

Vingt années durant, les Luxois seront les acteurs et les spectateurs d’une « fête autrement », carnavalesque, avec des déambulations théâtralisées qui mettent en scène un far west de cowboys et d’indiens, une corrida sans toro ou encore un palombopéra, « Que votre volonté soit fête ».

La suite va s’écrire à partir de 1990, sous l’impulsion notamment de François Garrain ; c’est la naissance de Musicalarue. »

Samedi 23 novembre

de 15h à 16h

 

Présentation de l’ouvrage Musicalarue, le livre (1968-2014) publié aux éditions confluences.

Rencontre avec l’auteur, Patrice Clarac (ethnologue), François Garrain (président de Musicalarue) et Stéphane Jonathan (journal Sud Ouest). Le groupe Sans Additif (Nicolas Lescombe et Laurent Turpault) offrira quelques intermèdes musicaux.

« Qui sait que l’aventure de Musicalarue débute juste après 1968 ? Les remous de la révolution ont touché Luxey… Ils y amènent un vent de liberté, des musiques, des envies d’ailleurs, et des solidarités qui fédèrent les énergies des jeunes rebelles locaux…

Elles trouveront leur exutoire dans l’organisation de fêtes traditionnelles, sur le terreau fertile d’un passé festif et collectif.

Vingt années durant, les Luxois seront les acteurs et les spectateurs d’une « fête autrement », carnavalesque, avec des déambulations théâtralisées qui mettent en scène un far west de cowboys et d’indiens, une corrida sans toro ou encore un palombopéra, « Que votre volonté soit fête ».

La suite va s’écrire à partir de 1990, sous l’impulsion notamment de François Garrain ; c’est la naissance de Musicalarue. »

Jeudi 21 novembre

18h30

brugereAutour de son livre La politique de l’individu (éditions du Seuil).

Professeure de philosophie à l’Université de Bordeaux 3, présidente du Conseil de développement durable de la Communauté urbaine de Bordeaux, co-directrice de la collection « Lignes d’art » aux PUF, membre du comité de rédaction de la Nouvelle Revue d’Esthétique, Fabienne Brugère a déjà publié : Théorie de l’art et philosophie de la sociabilité selon Shaftesbury (Champion, 1999), Le goût. Art, passions et société (PUF, 2000), L’Expérience de la beauté (Vrin, 2006), C’est trop beau (Gallimard, 2008), Le sexe de la sollicitude (Seuil, 2008), L’éthique du care (PUF, 2011), Faut-il se révolter ? (Bayard, 2012) et en collaboration avec Guillaume le Blanc : Dictionnaire politique à l’usage des gouvernés (Bayard, 2012).

« C’est entendu : nous vivons dans une « société d’individus ». Mais on peut entendre ce diagnostic de deux manières. D’un côté, l’individu serait un être absolument indépendant par rapport aux appartenances collectives ; de l’autre, il sacrifierait au culte du moi et au narcissisme. Dans ces deux formes d’individualisme négatif, le sujet n’accepte rien à part lui-même. C’est évidemment un leurre, car l’individu en société ne « tient » pas tout seul. Une politique de l’individu doit donc passer par le soutien, au niveau des politiques tant publiques que locales. Plus fondamentalement, la question du lien social doit devenir un objet politique, afin que les capacités de chacun et la protection de la vulnérabilité soient prises en compte dans la définition du bien-être collectif. »

« Dans la Politique de l’individu, passionnant essai de prospective politique, [Fabienne Brugère] imagine un État qui non seulement protège mais donne à l’individu, étape supplémentaire de son accomplissement, les capacités de se réaliser. Une façon de répondre à la crise actuelle des individualismes, que l’on soit vulnérable ou intégré. Et de dépasser le cadre d’un universalisme souvent bien trop abstrait. »  (Cécile Daumas, Libération)

Le débat sera animé par Denis Retaillé.

Du 21 au 30 novembre

quai de gare copieExposition-vente  des photographies de Sophie Apert, écrivain, photographe, voyageuse, Secrétaire Générale Honoraire de la Société des Explorateurs Français.

Jeudi 28 Novembre à 18h

rencontre avec Sophie Apert sur le thème des voyages et de l’exploration, animée par Christophe Ranger.

Samedi 30 Novembre après-midi

Sophie Apert sera présente à La Petite Machine pour un échange autour de ses livres, ses photographies et ses voyages.

Mercredi 20 novembre

18h

Rencontre avec Guy Rechenmann à propos de son roman  Le choix de Victor publié aux éditions Vents Salés.

Guy Rechenmann est le créateur en 1979 du Golf d’Ornano à Bordeaux et professionnel de golf depuis 1982.  Il est chroniqueur et animateur sur France 3 Aquitaine depuis 1993.

 

Mardi 19 novembre

18h30

haenel2

Yannick Haenel souffrant, la rencontre est reportée à une date ultérieure.

 

Pour son roman Les Renards pâles paru aux éditions Gallimard.

Né à Rennes en 1967, Yannick Haenel passe sa jeunesse en Afrique, puis au Prytanée Militaire de la Flèche, séjour qu’il relate dans son premier roman : Les Petits soldats (éditions de la Table Ronde, 1996). Il vit à Paris, où il co-anime avec François Meyronnis la revue Ligne de risque, qu’il a fondée en 1997. Il a publié, entre autres, quatre romans dans la collection L’Infini aux éditions Gallimard : Introduction à la mort française (2001), Évoluer parmi les avalanches (2003), Cercle (2007, prix Décembre), et Jan Karski (2009, prix Interallié) ainsi qu’un essai sur la Dame à la licorne aux éditions Argol : À mon seul désir (2005).

« Cet inébriant roman est le récit du chemin d’un homme, vers une communauté hétéroclite qui n’est pas sans évoquer «les dingues et les paumés» d’Hubert-Félix Thiéfaine. Deichel tend vers cet arrachement dans un tourbillon narratif flirtant avec l’anticipation. Dans ses scènes incongrues, la beauté le dispute souvent à un fort pouvoir d’envoûtement [...].

Beaucoup de sang – onirique ou réel – irriguera ces pages, à la manière dont l’eau d’une rivière d’Alsace traverse en clin d’œil tous les romans de l’auteur, charriée par le patronyme de son double fictionnel, Jean Deichel. Le ru vient cette fois des falaises de Bandiagara, il grossit à mesure des chapitres pour bientôt envahir tout Paris.

Dès avant l’explosion finale, le ton aura changé pour prendre la forme d’une adresse directe et virulente à un «vous» collectif coupable d’un attentisme délétère. Yannick Haenel s’amuse, entraîne habilement ses lecteurs dans son récit emballé, où l’étrange n’est jamais loin, entre politique-fiction et poétique-fiction, tout en parvenant à les convaincre de sa vraisemblance. Avec un projet, énoncé en exergue par la voix de Walter Benjamin : Vaincre le capitalisme par la marche à pied. »   (Sabine Audrerie, La Croix)

La rencontre sera animée par Bruno Tessarech.

 

 

Du 5 au 9 novembre

Organisé par l’association Permanences de la littérature et centré sur la rencontre entre l’écriture et l’art, toutes pratiques confondues, le festival Ritournelles programmé chaque automne depuis 2000 s’adresse à un public large pour une découverte de la création française actuelle. Pionnier dans le champ de la transversalité, Ritournelles crée des synergies entre les auteurs et artistes contemporains autour d’un thème central.

Samedi 16 novembre

11h

sternisPour l’ouvrage qu’elle a codirigé avec Emmanuelle Granier : L’Adolescent entre marge, art et culture (éditions Érès).

Claude Sternis est psychologue clinicienne, psychanalyste, enseignante en psychologie, animatrice thérapeute d’ateliers, directrice de formation à l’association Asphodèle – Les ateliers du pré.

« L’adolescence est ce pont suspendu entre enfance et âge adulte, entre marge, art et culture, entre ruptures et transformations, différences et intégrations. Elle est le temps de la créativité et de tous les possibles. Pourtant, acteurs-témoins de notre société en mutations et accélérations, les adolescents, entourés d’adultes qui ne jouent plus leur rôle contenant, sont parfois tentés par le repli sur soi et la consommation exponentielle. Dans notre époque peu favorable à une élaboration complexe de la violence pulsionnelle et des turbulences qui les traversent, ils vivent la solitude et l’urgence : urgence d’existence, d’expression, où l’art et la culture constituent des points d’ancrage décisifs, pour peu qu’une rencontre avec un adulte, un autre jeune, un média, permette d’en favoriser l’accès et de donner vie et forme à leurs vertiges.

Au carrefour de la réflexion théorique, de l’expérience culturelle et de la pratique soignante vivante avec des adolescents, cet ouvrage offre une diversité de points de vue de professionnels de terrain (psychologues cliniciens, assistants sociaux, éducateurs, psychiatres, artistes, psychanalystes…), relatant leur clinique du quotidien (ateliers, groupes à médiations…), mais aussi leurs considérations sur le cadre de travail institutionnel. Tissage de témoignages et d’élaborations (kleiniennes, lacaniennes, littéraires, poétiques…), il fait écho aux caractéristiques dérangeantes et passionnantes de l’adolescence et à bien d’autres questions sur le soin, la société, la culture et les âges de la vie. »

La rencontre est organisée par l’association Trait et sera animée par Jean Broustra et François Desclaux.

Vendredi 15 novembre

18h30

langeardAutour de son ouvrage Les intermittents en scène. Travail, action collective et engagement individuel publié aux  Presses Universitaires de Rennes.

Chloé Langeard est maître de conférences en sociologie à l’université d’Angers (IUT) où elle enseigne la sociologie de l’art et de la culture ainsi que la sociologie des politiques culturelles. Elle a déjà publié : Les sociologues dans la cité. Face au travail (L’Harmattan, 2009) et de nombreux articles scientifiques.

«Trop d’intermittents », « dérive massive » : depuis près de 30 ans et de manière récurrente, l’argument du déficit du régime des intermittents du spectacle et des abus engendrés par ce système revient comme un leitmotiv médiatique et politique justifiant sa remise en cause. Chaque fois, celle-ci appelle la mobilisation de ces salariés hyperflexibles, artistes et techniciens, cadres et ouvriers, exerçant dans les secteurs du spectacle vivant, de l’audiovisuel et du cinéma. Mais c’est durant l’été 2003 que le conflit atteint son paroxysme, l’annulation de nombreux festivals, dont celui d’Avignon, annonçant la radicalisation du mouvement.

Au-delà de la polémique suscitée par ce régime d’exception et l’annulation des festivals, comment comprendre l’ambivalence d’un mouvement qui revendique à la fois la défense d’un système d’emploi hyperflexible tout en s’opposant au néo-libéralisme, l’élargissement de sa lutte aux précaires tout en faisant appel à la reconnaissance de sa singularité, l’autonomie de la création artistique tout en réclamant la protection de l’État ?

Pour y répondre, cet ouvrage, issu d’une enquête de terrain menée durant trois ans, analyse l’expérience plurielle et ambivalente des intermittents du spectacle au prisme du travail, de l’action collective et de l’engagement individuel ; autant de scènes sociales où les intermittents se confrontent à une série d’épreuves communes.

Organisé dans le cadre des Rencontres d’Espace Marx, le débat sera animé par Vincent Taconet.

molinierDu 24 septembre au 21 décembre

 

L’automne Molinier, Bordeaux rend hommage au peintre et photographe Pierre Molinier.

Molinier, le miroir en pire, d’après les entretiens avec Pierre Chauveau au Théâtre du Pont Tournant les 27 et 28 septembre à 20h30.

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Mardi 12 novembre

18h

augustinJean-Pierre Augustin pour l’ouvrage qu’il a codirigé avec Sylvain Lefebvre et Romain Roult : Les nouvelles territorialités du sport dans la ville publié aux Presses de l’Université du Québec.

Jean-Pierre Augustin est professeur à l’université Michel de Montaigne – Bordeaux III. Spécialiste des questions d’aménagement et d’action collective dans les villes, il mène et dirige des recherches sur les institutions, les territoires, la culture et le sport à la Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine. Il a publié de nombreux ouvrages dont : Le Rugby démêlé ; essai sur les associations sportives, le pouvoir et les notables, en collaboration avec Alain Garrigou, (Le Mascaret, 1985), Quartiers fragiles, développement urbain et animation, sous la direction de Jean-Pierre Augustin et de Jean-Claude Gillet (Presses Universitaires de Bordeaux, 1996), Le Sport et ses métiers (La Découverte, 2003).

« Le sport se pratique dans des lieux et des territoires et, dans certains cas, les façonne. Grâce aux adeptes de sports libres s’appropriant l’espace public et aux méga-événements sportifs agissant comme vecteur de développement, le sport devient un organisateur des territorialités urbaines et, donc, un objet géographique.

Cet ouvrage, qui réunit les contributions de chercheurs du Québec, du Canada, de la France et des États-Unis, illustre, et ce dans des logiques urbaines et économiques devenues désormais mondiales, comment le sport, au sens large du terme, s’intègre ou s’immisce dans les politiques de développement des villes. Dans une approche pluridisciplinaire mêlant la géographie, l’urbanisme, la sociologie et l’histoire, il expose, d’une part, la manière dont certaines pratiques sportives s’organisent dans la ville et les liens sportifs qui unissent la ville à des territoires périurbains et ruraux. D’autre part, il présente une analyse des nouveaux mécanismes gestionnaires et économiques mis en place pour justifier l’utilisation de fonds publics pour l’organisation de manifestations sportives et l’aménagement des équipements d’accueil.

Comment vit le sport dans la ville ? Comment se construit-il dans cet espace et quelles sont ses incidences sur la population et la morphologie d’une métropole ? Ce sont là les réflexions qui animent les auteurs de ce livre qui apporte un éclairage neuf sur le sport dans plusieurs métropoles nord-américaines et européennes. »

La rencontre, organisée dans le cadre des Géo-Mardis d’ADESS, sera animée par Pierre-Yves Saillant.