La sélection de lamachinealire


migrant-sceneDu 18 au 30 novembre

Migrant’scène, festival de la Cimade : programme de l’édition bordelaise.

 

Jeudi 7 novembre

18h30

apaisementPour la parution du septième volume de son Journal : Apaisement 1997-2003 aux éditions P.O.L.

Charles Juliet est né en 1934 à Jujurieux (Ain). À trois mois, il est placé dans une famille de paysans suisses qu’il ne quittera plus. À douze ans, il entre dans une école militaire dont il ressortira à vingt, pour être admis à l’École de Santé Militaire de Lyon. Trois ans plus tard, il abandonne ses études pour se consacrer à l’écriture. Il travaille quinze ans dans la solitude avant de voir paraître son premier livre Fragments (éditions de l’Aire, 1973, préfacé par Georges Haldas). Il vit à Lyon.

Écrivain à l’œuvre intime et épurée, Charles Juliet est l’auteur d’une cinquante d’ouvrages parmi lesquels, aux éditions P.O.L : L’année de l’éveil (1989), Lambeaux (1995), Écarte la nuit (1999), L’Incessant (2002) et Ténèbres en terre froide (2010).

Charles Juliet aura plongé corps et biens dans une longue analyse introspective, non par préméditation ou esthétisme mais par nécessité vitale. Si il s’est essayé à plusieurs formes d’écriture, c’est bien le journal de lui-même qui fonde l’unité et l’unicité de son œuvre.

« Ce Journal a été en fait l’instrument qui m’a permis de m’explorer, de me découvrir, de me révéler à moi-même. Il a été à la fois une sonde, un scalpel, un outil de forage, le brabant à l’aide duquel j’ai labouré la terre intérieure. Par la suite, il est devenu ce miroir où est apparu un visage que j’ai dû reconnaître pour mien. »

« Tout le parcours de Charles Juliet est la lente ascension vers le dépouillement intérieur. On comprend mieux qu’il fut l’ami de Beckett et Bram Van Velde, autres familiers de l’indicible et du silence. Charles Juliet restera comme l’écrivain public des dépossédés de la parole. Le frère de tous ceux qui ont pleuré. Un éveilleur, ouvert à l’inattendu, au bruit du sang.

Charles Juliet n’aura pas renoncé, il se sera apaisé. Nullement désenchanté, toujours émerveillé. Il a le sourire des rescapés. »  (Gil Pressnitzer, Esprits Nomades)

La rencontre, organisée dans le cadre du festival Ritournelles, sera animée par Maïalen Lafite.

ImpressionDu 5 octobre au 14 décembre

Pour ses 10 ans, le Festival Lettres du monde, qui se déroulera à Bordeaux et en Aquitaine du 5 octobre au 14 décembre, rendra hommage non pas à un pays comme c’était le cas les années précédentes, mais à des écrivains venus des quatre coins du monde : Eduardo Berti (Argentine), José Carlos Llop (Espagne), Percival Everett (Etats-Unis), Leïla Sebbar (Algérie), Jens Christian Grøndahl (Danemark), Charif Majdalani (Liban), Annelise Roux (France), Peter Stamm (Suisse) ou encore Eva Almassy (Hongrie).

Jeudi 31 octobre

18h30

burszteinÀ propos de son ouvrage Sur l’espace subjectif publié aux éditions Hermann.

Psychanalyste, Jean-Gérard Bursztein pratique et enseigne à Paris. Docteur en philosophie, élève de Jean-Toussaint Desanti et spécialiste de l’épistémologie, il est chargé de conférences à l’École pratique des Hautes Études.

Il a publié de nombreux ouvrages dont : Vers une mathématique de l’inconscient (Nef, 2006), Introduction à la science psychanalytique (Hermann, 2009), Nazisme et Shoah, une approche psychanalytique (Hermann, 2010) et L’Ecclésiaste (Hermann, 2013).

« Le truc analytique ne sera pas mathématique », annonce Lacan dans Encore. Cette affirmation célèbre a amené un grand nombre de spécialistes à considérer qu’il est possible de faire sans recourir aux mathématiques. Contrairement à ce préjugé, l’auteur montre que la topologie et le formalisme visant le réel du mouvement subjectif deviennent des problématiques psychanalytiques nécessaires à l’extension de la théorie et à la reformulation de sa terminologie. Il ne s’agit pas là d’une bipolarité entre psychanalyse et mathématiques, mais d’une intrication formelle nécessaire à l’enseignement de la psychanalyse. Autrement dit, la topologie subjective apporte, dans une saisie momentanée, une aperception locale de la structure qui vaut comme consistante. »  (Actu Philosophia)

Le débat sera animé par Boas Erez et Gilles Mouillac.

Mercredi 30 octobre

18h

reyRencontre avec Michel Rey pour ses livres : La terrasse des Cazeaux-Ponty et Un écrivain dans sa barque (éditions La fontaine secrète), animée par Michel Suffran.

 

 

Mercredi 30 octobre

18h30

rudefoucauldPour son roman Une si lente obscurité publié aux éditions Tristram.

Alain-Julien Rudefoucauld est né en 1950 et vit à Bordeaux. Il est l’auteur de pièces de théâtre et de trois romans : Autonomie d’un meurtre (Calmann-Lévy, 1998), J’irai seul (Seuil, 2002) et Le dernier contingent (Tristram, 2012) qui a valu à son auteur le prix du Livre France Culture-Télérama.
Une si lente obscurité est un des ouvrages marquants de cette rentrée littéraire et vient d’obtenir le Prix Radio-Nova de la Page 111.

« Les spécialistes en démolition le savent bien : la destruction d’un bâtiment se passe d’abord à l’intérieur. C’est là, contre les piliers de soutènement, que les artificiers placent les explosifs qui détoneront les premiers. Alors viendra un instant délicat, entre la déflagration initiale et l’effondrement, où l’ouvrage semblera tenir en l’air tout seul, comme les cathédrales flottantes de Dali.

Le livre d’Alain-Julien Rudefoucauld dépeint un tel moment, juste avant l’effondrement. L’édifice concerné est un homme, un quinquagénaire, monsieur Martin, chef d’une entreprise dont l’activité sera révélée peu à peu. Cet homme ne s’est pas construit tout seul [...], sa destruction sera donc collective.

[...] Sa déréliction intime trouve son reflet dans sa famille où se multiplient les décès, qu’il a de plus en plus de mal  à prendre en compte. Et il est des agonies intérieures qui ressemblent, pour un lecteur, à de petites fêtes macabres et jouissives, quand elles sont contées avec un tel mélange de vacherie, de tendresse et d’humaine confusion… »  (Alexis Brocas, Le Magazine Littéraire)

La rencontre sera animée par Jean-Pierre Nercam.

 

Editions Thierry Magnier
32 p.
14,80€

chut on a un plan

Qui va là, sans bruit, dans les bois ?
Chut ! Ils ont un plan !

Dans une forêt sombre, quatre chasseurs armés de filets de papillon partent à la poursuite d’’un bel oiseau.… Le plus petit voudrait bien faire ami-ami, mais chut, les autres, pour l’’attraper, ont un plan… Un plan qui tombe à l’eau, à chaque fois ! Pas très dégourdis nos quatre bandits !!

Une histoire courte mais drôlement efficace. On retrouve avec bonheur le graphisme joyeux et original de Chris Haughton et son formidable sens de l’’humour !

Dès 3 ans.

histoire sauces

Editions Nathan
5 €
128 p.

60 recettes pour pimenter une histoire toute bête !

 

Prenez l’histoire d’un chat qui essaie d’attraper un oiseau et tombe à l’eau. Mettez cette histoire dans un grand saladier. Ajoutez-lui des E, de l’ail ou de l’O ; découpez les phrases, mélangez les mots ; selon votre humeur, malaxer la grammaire ; relevez la langue, assaisonnez de jeux de mots, versez une pointe d’accent. Et touillez ! Lorsque c’est prêt, dégustez… Puis recommencez !

Un savoureux hommage aux Exercices de style de Raymond Queneau.

Dès 10 ans.

 

Editions Magnard
32 p.
12,50 €

arsenault

« Par une nuit d’hiver glacée, tandis que tu dormais à poings fermés, enveloppé dans ta couverture, je t’ai fait un dessin ». Ainsi commence cette histoire aux allures de berceuse, qui raconte avec poésie l’apparition des animaux par une belle nuit d’hiver : une biche et son faon, une chouette grise aux lunettes jaunes qui rase le sol, un renard au manteau roux, deux lièvres qui batifolent, une petite souris à la recherche de quelques miettes…

Et c’est toute la magie d’une nuit d’hiver qui commence !

Un album délicat qui décrit la beauté du monde qui nous entoure, qui nous enveloppe de douceur, nous plonge dans l’ambiance feutrée de l’hiver. Un texte d’une grande force et des illustrations sublimes.

Dès 6 ans.

Editions MeMo
15 €
36 p.

vast

On attend les nouvelles parutions des éditions MeMo avec toujours la même impatience. Encore une fois, nous ne sommes pas déçus !

Une femme qui attend un enfant observe la nature, comme elle, en pleine transformation et voit les choses s’épanouir jusqu’à maturité. Chaque modification est l’occasion d’une première initiation à la nature. Ce livre s’adresse directement à l’enfant par la voix de sa mère, qui lui transmet des savoirs sur les plantes et les animaux tout en lui rappelant le lien qui les unit.

En t’attendant est une petite merveille, dans la lignée des albums d’Anne Crausaz (Raymond rêve, J’ai grandi ici…).

Dès 2 ans.

En ce mois de décembre, plusieurs auteurs jeunesse seront en dédicace à la librairie.

Le samedi 07 décembre, dès 14h30 : Julien Béziat pour son album Le Mange-doudous (éditions Pastel)

Le samedi 14 décembre, dès 14h30 : Nicolas Lacombe pour son album ABC Animaux insolites (éditions Balivernes)

Le dimanche 15 décembre, dès 14h30 : Anne Montel pour son album C’est moi le chef ! (éditions Belin)

Le mercredi 18 décembre, dès 14h30 : Julie Blaquié pour le roman qu’elle a illustré Cœurs de jungle (éditions Belin)

Le samedi 21 décembre, dès 14h30 : Régis Lejonc pour son album La mer et lui (éditions Notari)

Rencontre avec Régis Lejonc
le samedi 21 décembre dès 14h30

lejonc

Rencontre dédicace autour de ses livres : La mer et lui (Notari), L’arbre de Paix, (Flammarion) et Le bestiaire fabuleux (Gautier-Languereau).

Né en 1967, Régis Lejonc vit et travaille à Bordeaux. Autodidacte, il est illustrateur professionnel. Il utilise le pastel sec comme technique. Aux éditions du Rouergue, il a d’abord illustré Tour de manège (texte d’Olivie Douzou 1995), Icare et Ange (texte d’Annie Agopian, 1998). En BD, il a collaboré en 1999 à Paroles de taulards (Delcourt), et a dessiné Kid Korrigan en 2001 sur des scénario de Corbeyran (Delcourt). Régis Lejonc est également le troisième lauréat du grand prix de l’Illustration, remis en juin 2010 au Centre de l’illustration de Moulins.

Son dernier album La mer et lui (texte d’Henri Meunier) est paru aux éditions Notari : « Un capitaine à la retraite demande à la mer de le suivre, et puisque «c’est la première fois qu’un homme l’invite à sortir», elle accepte. Elle se retire aussi : elle coule toute entière dans un verre que le capitaine lui tend.  »

Les images de Régis Lejonc le racontent avec élégance, en suivant son rythme de façon extrêmement originale. Trois pages entièrement noires marquent les pauses entre les parties du texte : le départ ; la vie à deux ; le retour de la mer à la mer. Dans les illustrations, on se fera également le plaisir de découvrir les clins d’œil à de grands maîtres de la peinture : Eugène Boudin, Edward Hopper, Giorgio De Chirico, Claude Monet…