La sélection de lamachinealire


Mise en page 1Samedi 12 octobre

Bordeaux

Quatrième Colloque Aquitain de soins palliatifs et d’accompagnement, au campus Carreire (Bordeaux).

 

lireenpoche4, 5 et 6 octobre

Gradignan

Le salon des livres de poche Lire en Poche fête sa neuvième édition autour du thème « Les Variations du temps » du 4 au 6 octobre prochain à Gradignan au Théâtre des Quatre Saisons et à La Médiathèque.

 

Samedi 28 septembre

11h

enjelacanienPrésentation de la vingtième livraison de la revue L’En-je lacanien : Inhibition, symptôme et angoisse (éditions Érès) par les rédacteurs Michel Bousseyroux, Didier Castanet, Bruno Geneste, Luis Izcovich et Albert Nguyên.

« Pour Freud, les trois instances de la seconde topique ont succédé à celles que sont inconscient, préconscient et conscient, reprises par Lacan dans les trois registres : réel, imaginaire et symbolique, pris dans la topologie des nœuds borroméens, permettant de donner une perspective de leur nouage.

Dans son séminaire R.S.I., Lacan part d’une définition de la fonction du Nom-du-Père chez Freud. Comme il le remarque avec humour, « Freud n’était pas lacanien », mais s’il définit dans sa conférence du 8 juillet 1953 R, S et I comme « les trois registres de la réalité humaine », on ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas lire Freud avec la grille de lecture des trois catégories et s’apercevoir que, si Freud n’en fait pas usage explicitement, son discours pourtant les implique. Ainsi, la possibilité d’inscrire sur le nœud borroméen mis à plat la triade constituée par inhibition, symptôme et angoisse suggère que Freud, ne serait-ce qu’à son insu, utilisait à l’occasion ou savait tenir compte des trois catégories en question.

[...] Les textes du dossier de ce présent numéro explorent la façon dont ces trois catégories, inhibition, symptôme et angoisse, ont été considérées par Lacan dans son (ou ses) écriture(s) de l’inconscient. »  (Didier Castanet)

Le débat sera animé par Philippe Madet.

 

Contre le « dumping » d’Amazon, défendons une concurrence juste entre les ventes en ligne et les ventes en magasin

En cumulant la gratuité des frais de port, sans minimum d’achat, pour l’achat des livres sur son site, et un rabais systématique de 5%, Amazon finance, grâce à l’évasion fiscale qu’il pratique à grande échelle, une politique de « dumping » visant à étrangler ses concurrents, à contourner le prix unique du livre et à bâtir un monopole qui lui permettra dans quelques années d’imposer ses conditions aux éditeurs et de relever ses prix.

Face à cette concurrence déloyale, les libraires soutiennent les positions exprimées par la ministre de la Culture et de la Communication et de nombreux députés de la majorité comme de l’opposition afin de rééquilibrer la concurrence entre la vente en ligne et la vente physique de livres. Ils souhaitent qu’une mesure encadrant la facturation des frais de port sur Internet soit rapidement adoptée par le Parlement.

1/ offrir les frais de port, c’est vendre à perte pour tuer la concurrence et détenir un monopole des ventes

En 2012, les frais de port ont représenté pour Amazon, au niveau international et pour l’ensemble des produits un coût de 5,1 milliards de dollars. Sur ce coût global, les frais de port refacturés aux clients n’ont représenté que 2,3 milliards de dollars, soit une perte de plus de 2,8 milliards de dollars. Les projections pour 2013 laissent supposer que cette perte dépassera les 3 milliards de dollars. Quand l’on sait que le résultat global dégagé par Amazon était négatif en 2012 (- 39 millions de dollars), on mesure combien la gratuité des frais de port correspond à une stratégie de « dumping » qui s’appuie sur les économies réalisées grâce à l’évasion fiscale, d’une part, et sur une capitalisation boursière sans égale, d’autre part. C’est une position de domination absolue sur le marché de la distribution que recherche Amazon à travers cette stratégie. Cette stratégie a déjà fait des victimes : la chaîne Borders aux États-Unis, Virgin en France.

À l’exception de Fnac.com, challenger d’Amazon en France, aucun libraire ni aucune chaîne ne pratique la gratuité des frais de port dès le 1er euro, tout simplement parce que cette pratique est financièrement intenable économiquement. Le « dumping » d’Amazon est aggravé par le cumul de la gratuité des frais de port sans minimum d’achat et du rabais de 5% sur le prix des livres que même la FNAC a supprimé dans ses magasins tant son coût était rédhibitoire.

2/ Amazon finance ses pertes grâce à l’évasion fiscale, c’est-à-dire sur le dos des contribuables français

En France, Amazon est sous le coup d’un redressement fiscal de 200 millions d’euros concernant la période 2006-2010, la quasi-totalité de son chiffre d’affaires réalisé dans notre pays étant déclaré au Luxembourg (voir rapport du Sénat). En intégrant les années 2011, 2012 et 2013, l’impact financier de l’évasion fiscale mise en place par Amazon est estimé à près d’un demi-milliard d’euros. Amazon est également sous le coup de procédures fiscales au Japon, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Chine et même au Luxembourg.

Au final, ce sont les contribuables de France et d’ailleurs qui financent la gratuité des frais de port. Ce que les clients d’Amazon gagnent en frais de port, ils le perdent en impôts !

3/ gratuité des frais de port pour le livre mais pas pour les autres produits ou pas dans les autres pays, cherchez l’erreur…

En France, Amazon réserve au livre, ainsi qu’aux chaussures et aux vêtements, la gratuité des frais de port sans minimum d’achat. Pour les centaines d’autres catégories de produits, la gratuité n’est offerte qu’à partir de 15 € d’achat ou en contrepartie d’un forfait annuel de 49 €.

Au niveau international et à l’exception du Royaume-Uni, Amazon n’offre les frais de port sans minimum d’achat que dans les pays dans lesquels s’applique un prix unique du livre (France, Allemagne, Autriche, Espagne, Pays-Bas, Japon…). Dans des pays sans prix unique du livre (Etats-Unis, Canada, Suède, Finlande, Australie…), les frais de port pour les commandes de livres sont payants jusqu’à un certain montant d’achat (25$ aux États-Unis). Ces pratiques attestent que la gratuité des frais de port, telle que pratiquée par Amazon en France, vise bien à contourner le prix unique du livre en offrant un rabais supérieur aux 5% autorisés par la loi.

4/ Amazon ne crée pas d’emplois, il en détruit

Amazon dispose aujourd’hui de quatre plateformes logistiques en France et prétend, à grand renfort de communication, créer des milliers d’emplois. En réalité, ce sont uniquement quelques centaines d’emplois permanents de manutentionnaires qui ont été créés, les autres recrutements correspondant à des intérimaires embauchés lors du pic d’activité de la fin de l’année. Les conditions sociales au sein de ces entrepôts sont de plus en plus dénoncées par les salariés, d’où plusieurs grèves récentes en Allemagne et en France. Le livre « En Amazonie, infiltré dans le meilleur des mondes » (par Jean-Baptiste Malet – Fayard 2013) confirme le caractère précaire et dégradant des conditions de travail imposées par Amazon à son personnel.

En comparaison, la vente de livres dans les commerces physiques génère en France plus de 20 000 emplois qualifiés dont 14 000 dans les seules librairies indépendantes (rapport de branche 2011). À proportions égales, la librairie indépendante génère 18 fois plus d’emplois que la vente en ligne ! En captant à son profit, par des pratiques déloyales, la vente de livres sur Internet, seul le circuit de diffusion du livre en expansion aujourd’hui, Amazon détruit des emplois dans les librairies physiques et fragilise des entreprises qui contribuent à la richesse de la création éditoriale ainsi qu’à la vie culturelle et économique locale.

5/ les librairies indépendantes et Internet

Plus de 500 librairies françaises ont investi pour offrir à leurs clients la possibilité d’acheter et/ou de réserver leurs livres sur Internet en complément des achats en magasin. Certains libraires ont développé leur propre site (Mollat, Ombres blanches, Sauramps, Gibert Joseph, Dialogues, Procure…), d’autres s’appuient sur des plates-formes collectives (Leslibraires.fr, Placedeslibraires.fr, Lalibrairie.com, Librest.com…) ou sur leur réseau de librairies (Chapitre.com, Decitre.fr, Gibertjoseph.com…). Si les librairies ne disposent pas des capacités logistiques et financières suffisantes pour rivaliser avec Amazon, cette présence sur Internet leur permet d’offrir un service supplémentaire à leurs clients. Cette activité peut en outre représenter jusqu’à 6% du chiffre d’affaires des librairies, ce qui leur permet de compenser l’érosion de leurs ventes en magasin ou aux collectivités.

Néanmoins, les pratiques prédatrices d’Amazon freinent considérablement le développement de la vente en ligne dans les librairies et les chaînes de librairies. Les librairies étant parmi les commerces de détail les moins rentables4, elles ne peuvent rivaliser avec les pratiques de dumping d’Amazon. À titre d’exemple, les frais de port représentent entre 15 % et 18 % du chiffre d’affaires réalisé sur Internet par les libraires indépendants alors même que ceux-ci n’offrent la gratuité des frais de port qu’à partir d’un montant minimal d’achat (de 25 à 35 € en règle générale). En cumulant ces coûts avec le rabais de 5%, c’est donc près d’un quart de la marge du libraire qui est amputée, ce qui est insupportable lorsque l’on sait que le résultat net moyen des librairies est aujourd’hui inférieur à 1% (source : étude Xerfi ).

Contact SLF : Guillaume Husson, Tél. : 01 53 62 23 10, g.husson@syndicat-librairie.fr

Vendredi 27 septembre

18h30

cracovieAutour du livre Cracovie, le film de l’intranquillité, ouvrage dirigé par Pierre Baumann, publié dans la collection « Un artiste des étudiants » aux Presses universitaires de Bordeaux.

Après une formation à l’École des Beaux-Arts de Paris, Stéphane Thidet pose les bases de son univers à la fois sombre et fantaisiste à travers des installations, des vidéos ou des photomontages évoquant une enfance perdue à travers des objets emblématiques, comme des balançoires, des zoos, etc. C’est ce dont témoignent ses œuvres personnelles, comme Lost Photos (1997) ou Les Rives du Pédiluve (2007), qui explorent la notion d’inconscient et de rêve en proposant une vision déformée du réel. Parallèlement, Stéphane Thidet participe à de nombreux projets collectifs à travers lesquels il travaille directement sur l’espace pour le métamorphoser. C’est ce qu’il fait avec Comédie (2000), Étranges Fictions (2006) ou encore La Meute (2009).

« Cracovie relate la collaboration de l’artiste Stéphane Thidet, figure importante de l’art contemporain français, avec des étudiants en Arts Plastiques de l’université de Bordeaux 3. Cet ouvrage dessine les contours d’une fiction documentaire et donne à penser les enjeux actuels d’une expérience de recherche artistique en mouvement, qui tente de cerner avec méthode, science et errance les vertus du déracinement territorial et artistique. Au cours de ce récit intranquille, on y rencontre un chercheur de l’Inra (Frédéric Danjon), un architecte (Christophe Hutin), ainsi qu’une philosophe (Sabine Forero Mendoza) qui spéculent sur le sens d’un phénomène biologique (l’anastomose). On arpente alors des terres en friche, au cours d’un périple qui conduit à la Méditerranée, à la recherche des racines d’un « Cracovie » repensé, avec pour principe, que l’apprentissage de l’art se fait aussi par côtoiement des gestes de l’artiste. »

La rencontre sera animée par Pierre Baumann, accompagné d’Arnaud Coutellec et de Mélissa Martinez.

 

Bientôt une Machine à Musique rue des Remparts.

Editions Les Fourmis rouges
12,50€

 scratchy

Céleste a toujours voulu avoir un animal de compagnie, mais elle a trouvé bien mieux, un Popdouwizz. Kesako ? Un drôle de petit nuage… Il est tout doux, a de grands yeux attendrissants, peut changer de forme à volonté et sent le pop-corn. Mais il a également un sale caractère… Comment Céleste va-t-elle pouvoir gérer cette situation ?

 

Un nouvel album de Lili Scratchy, complètement hilarant ! Des illustrations éclatantes, des dialogues rythmés, à mi-chemin entre album et bande dessinée. C’est frais, ça fait du bien !! Dès 6 ans…

Editions Ecole des loisirs
276 p.
16,50 €

valentine

Chap refuse de donner son nom au foyer qui l’accueille. Quand on le confond avec un adolescent porté disparu qui lui ressemble, il laisse faire. Il devient alors Cassiel Roadnight. Lorsque la soeur du garçon vient le chercher, il doit vivre sous le regard de sa famille et faire attention à chacun de ses gestes, à chacune de ses paroles, de ses réactions, et hérite du lourd secret de Cassiel…

Jenny Valentine revient en force avec ce nouveau roman, après le déjà très remarqué La fourmilère. Ce récit offre une belle réflexion sur l’identité lorsqu’on est adolescent, sur la quête de soi, la quête des origines.
Une écriture fluide, coup de poing, à découvrir si vous ne connaissez pas !
Pépite du roman ado européen 2013, Salon du livre jeunesse de Montreuil

Editions du Rouergue
149p.
11 €

raud

Les folles princesses débarquent !
Elles n’aiment pas le rose et ne sont pas toujours sages.
Parfois leurs pieds sont méchants et parfois elles aboient.
Il y a des princesses ver de terre, éléphant, cheminée et même momie !
Ce qui est sûr c’est qu’elles ne sont pas comme les autres…
 
Ces 30 histoires courtes mettent en scène des princesses assez éloignées du stéréotype de la jolie et gentille poupée. Complètement loufoque et décalé, ça fait du bien !
Dès 7 ans.

Mardi 24 septembre

18h30

labaumeAutour de son ouvrage : La photo n’est pas sensible. À partir d’œuvres de Pierre Molinier publié dans la collection Fiction à l’œuvre (co-édition Confluences/Frac Aquitaine).

Vincent Labaume est né en 1965. Critique d’art, artiste et auteur polygraphe, il a produit et réalisé des émissions de radio, des livres et des expositions. Parmi d’autres : Zupçons, une archéologie des désirs (Sémiose, 2009), La Tradition du dégoût (Galerie Christophe Gaillard, 2012). Il travaille actuellement à la réalisation d’un film documentaire avec Fabien Béziat. Il enseigne depuis 2008 l’articulation de la théorie et de la pratique à l’École supérieure d’art des Rocailles de Biarritz.

Né en 1900 à Agen, Pierre Molinier, peintre et photographe surréaliste, précurseur de l’art corporel, s’est suicidé en 1976 à Bordeaux après avoir conçu une œuvre radicale et pornographique.

« Pierre Molinier est un inconnu de notoriété mondiale. Pas un livre, pas une exposition sur le corps, la confusion des genres et les dérives du sexe où ne figure quelque œuvre de celui dont André Breton saluait le « génie » dans un texte mémorable de 1956.
Séducteur invétéré, fétichiste convaincu, travesti impénitent, bisexuel par inadvertance, Molinier aura été habité jusqu’à la fin par deux obsessions : « jouir » pour accéder au paradis immédiat de la petite mort et « laisser une trace dans l’infini du temps ». [...] C’est là, dans le secret des correspondances, que le cœur du chaman bat au plus près de la vérité. » (Jean-Luc Mercié)

La rencontre, organisée dans le cadre de la Quinzaine Spéciale Pierre Molinier à Bordeaux, sera animée par Pierre Chaveau, Éric Audinet et Claire Jacquet.

 

Editions De La Martinière jeunesse
14,50 €

puybaret

Un grand-père dit adieu à son petit-fils. Ce texte évoque la disparition d’un être cher mais de façon très subtile, très poétique. Les illustrations d’ Eric Puybaret sont   sublimes, d’une incroyable luminosité !

Un très gros coup de coeur !!

Pour les petits comme pour les plus grands !

 

Editions Pastel

11,50 €

dubois

 

Tous les soirs, maman Taupe lit une histoire à Taupinou, avant de lui faire un câlin. Quand Taupinou reste seul après le dernier bisou, rien ne va plus pour lui…

Un album sur les frayeurs nocturnes, d’une grande douceur. De quoi rassurer les plus petits avant d’aller se coucher.