Editions Ecole des loisirs 12,70 € Anna ouvre un oeil et se rend compte qu’elle est la seule réveillée, avec son chat Shiro. Elle descend silencieusement, vole des cerises et du lait, regarde la lune, joue avec la poupée de sa soeur, puis avec sa boîte à musique et ses crayons de couleur… L’histoire d’une petite qui se réveille en pleine nuit et qui va vivre ses propres expériences. L’univers graphique de Komako Sakaï nous ravit à chaque fois. Ici, tout est bleu, on se croirait dans un rêve… |
Jeudi 19 septembre18h30
Guy Rechenmann est le créateur en 1979 du Golf d’Ornano à Bordeaux et professionnel de golf depuis 1982. Il est chroniqueur et animateur sur France 3 Aquitaine depuis 1993. Il est l’auteur d’un recueil de poèmes et de nouvelles La vague (éditions Ecri’mages, 2008) et d’un premier roman Des fourmis dans les doigts (éditions l’Harmattan). « Et si le destin avait l’allure d’un chat énigmatique, observateur et perspicace ? Son « maître », parfois son valet, se nomme Fred. Il a vingt-cinq ans, et vit dans un studio à Bordeaux, sur les quais. Chic type, un brin looser, sympa avec sa concierge et entouré de « cabossés de la vie » hauts en couleurs. Le jeudi 12 Octobre 1978, avant un banal entretien d’embauche, il se trouve confronté à un choix étrange, mais peut-être pas si étrange que ça, réflexion faite… Le choix de Victor est un roman moins léger qu’il n’y paraît, il traite du libre arbitre dans un foisonnement de personnages et une atmosphère foutraque et humoristique. Mais ce roman est, qui sait ?, votre propre histoire dont vous n’avez plus aucun souvenir. À l’avenir vous regarderez les chats différemment… » La rencontre sera animée par Hervé Hélary. . |
Jeudi 19 septembre18h30James Sallis souffrant, la rencontre est annulée. Avec toutes nos excuses. Pour son roman : Le Tueur se meurt publié aux éditions Rivages (traduction de Christophe Mercier et Jeanne Guyon). Né en Arkansas en 1944, James Sallis est un touche à tout : chroniqueur de presse, traducteur de Raymond Queneau, poète, romancier, enseignant, musicologue féru de jazz, éditeur… Il a consacré plusieurs essais à Chester Himes, Dashiell Hammett, Jim Thompson et David Goodis. Les romans composant le cycle Les histoires de Lew Griffin ont été traduits en Série Noire (éditions Gallimard). Les éditions Rivages ont déjà publié : Chester Himes : une vie (2002) et Drive (2011). « Chrétien, le personnage de James Sallis, est un tueur à gages. C’est avec son chien qu’il a expérimenté, depuis son plus jeune âge, la bonne distance avec la mort, et c’est en temps de guerre qu’il a gagné son surnom de Chrétien. En temps de paix, c’est un tueur illégal. Pour ses contacts sur Internet, il utilise un code basé sur de pseudo-transactions de poupées. Mais Chrétien est aussi un tueur « qui se meurt ». La maladie le ronge et sa dernière cible lui échappe quand un mystérieux concurrent prend sa place. Internet figure le nouveau chemin d’accès aux trois personnages de l’intrigue : un tueur, un enfant et un flic [...] Jimmy, un enfant abandonné, maintient la fiction d’un foyer familial. Il lit des histoires aux personnes âgées mais tout le monde ignore autour de lui qu’il survit en apesanteur dans le bruissement informe et tumultueux d’Internet, où il croisera le destin du tueur. La Toile lui diffuse les messages de la Visiteuse : une voix dans le cyberespace qui n’est plus que l’écho d’elle-même nous enjoignant d’éprouver la douceur du monde avec nos sens, de ne plus être les simples passagers d’un récit impassible et froid. James Sallis interroge avec inquiétude cette rumeur monstrueuse qui n’oublie rien de nous sans jamais rien nous rendre. (Lionel Germain, Sud-Ouest) La rencontre est organisée par l’association Achaab, en prélude au salon du roman noir Polar en cabanes (Gujan-Mestras du 20 au 22 septembre) et sera animée par Lionel Germain, assisté (traduction) par David Diallo. |
Mardi 17 septembre18h30
D’origine catalane, Georges Bartoli a d’abord travaillé dans la presse quotidienne régionale (Midi-Libre, L’Indépendant). Il a ensuite réorienté son activité vers les problèmes de société en France et à l’étranger, en collaboration avec le journal L’Humanité, l’Agence France Presse et REA, puis avec Reuters et Maxppp. Il est actuellement photographe indépendant et ses reportages sur l’altermondialisation, le monde du travail, la Palestine ou le Venezuela sont diffusés sur le site Divergence-images. Il a réalisé les photographies des ouvrages Gens du Rail (éditions Privat, 2010), Cette France là… (éditions Goutte de sable, 2009) et La Retirada (Actes-Sud, 2009). « Le photographe engagé Georges Bartoli a parcouru le Chili du nord au sud, au long de ce pays immense et longiligne (on dit qu’ici, il n’ y a ni est, ni ouest. Juste le nord et le sud !). Il ramène de son errance une correspondance photographique qui atteste de sa capacité à voir et écouter le monde. Du désert d’Atacama aux confins de la Patagonie, des villes grouillantes aux fiestas de Valparaiso, il a ausculté le pays pour comprendre comment il vivait. Ses images noir et blanc sont le constat que dresse le photographe : comment le Chili se remet-il des [années] de dictature de Pinochet ? Car le grand absent de ce livre, dont la figure transparaît pourtant au gré d’une cabane ou d’un graffiti, c’est Salvador Allende, président du Chili mort dans son palais de la Moneda le 11 septembre 1973. Ce 40e anniversaire du coup d’État d’Augusto Pinochet, date sombre dans l’histoire du Chili et de l’humanisme mondial, est l’occasion de la sortie de ce livre, dont le texte est rédigé par la fille de Salvador Allende, Isabel Allende, sénatrice qui revient sur ses souvenirs du 11 septembre, sur les années noires et sur ce Chili contemporain qui vit désormais dans le manque de son père, Salvador Allende. » La rencontre sera animée par Françoise Escarpit. L’association Pucéart propose, du 13 au 26 septembre à l’Espace Saint-Rémi, l’exposition : Chili, Mémoire de l’unité Populaire, le rêve de Neruda. |
Éditions Grasset
Un choix de Bertrand |
Éditions Flammarion
Un choix de Bertrand |
Éditions L’Agrume Allemagne, 1960. Dora, dont le père est mort en camp de concentration, travaille au Berlin Document Center. Elle rejoint sa mère en France, se lie à un groupe de jeunes communistes, avant de partir en compagnie d’un espion israélien à la poursuite de Mengele en Argentine…
En 1962, l’Algérie s’apprête à retrouver son indépendance et les tensions sont palpables en France métropolitaine. A Bobigny, Dora, Odile et leur bande continuent leur apprentissage de l’engagement politique et de l’amour. Tandis que Dora vit sa première expérience homosexuelle, Odile fréquente Didouche. Dora cherche, avec l’aide d’une avocate, à récolter des témoignages de victimes du nazisme.
Un choix de Valentine
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Samedi 14 septembre11h
Né en 1967, Marc Pautrel a fait des études de droit. Il vit à Bordeaux et a choisi de se consacrer entièrement à l’écriture. Il a déjà publié : Le Métier de dormir (Confluences, 2005) et Je suis une surprise (Atelier In8, 2009) et plusieurs textes dans les revues L’Infini, Place Publique, D’ici là, La Polygraphe, Le Parlement. « De nos jours, quelque part dans une ville qui n’est pas nommée (mais en laquelle on s’autorisera à reconnaître Bordeaux), un homme rencontre une femme. Il a un travail dont on ne saura rien, elle est étudiante aux Beaux-Arts. Elle est probablement nettement plus jeune que lui, mais ce n’est pas un problème. Le problème, c’est que cette fille manque totalement de savoir-vivre. Littéralement. Elle ne sait pas comment faire. Comment vivre, comment aimer, comment se laisser aimer, comment accepter que le temps passe, hélas. Elle n’est plus que la proie des diagnostics des psychiatres, des désirs d’un écrivain. « Je suis dos à la fenêtre, elle me fait face, son visage est parfaitement éclairé par la lumière du dehors, elle resplendit, je pense : elle est stellaire. Puis, par référence au nom que les psychiatres donnent aux patients comme elle, bipolaires, je rectifie aussitôt : elle est polaire. Oui, elle est perchée sur une des deux extrémités du monde. » Polaire est le cinquième [livre] de Marc Pautrel, le troisième publié à l’enseigne de la collection L’Infini. Comme ceux qui l’ont précédé, c’est un douloureux et passablement terrifiant petit précis de décomposition amoureuse. Le narrateur du livre est bien incapable de résoudre l’énigme de la tristesse de son amie, de dissiper ses peurs. Il va, de-ci, de-là, de rencontres où s’exclut toute intimité en rendez-vous manqués, jouet volontaire des foucades de la jeune femme, douloureusement conscient de l’être. Il faut, ne nous y trompons pas, pour accepter de se peindre ainsi dans la plénitude de son échec que ne vient rehausser nul désastre, beaucoup de courage. Le courage d’un homme et le talent d’un authentique écrivain. » (Olivier Mony, Livres-Hebdo) La rencontre est organisée en partenariat avec Les Résidences d’écriture du Chalet Mauriac (Écla Aquitaine) et sera animée par Jean-Michel Devésa. |
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Jeudi 12 septembre18h30
Thomas Morel est doctorant en « Épistémologie et histoire des sciences » au laboratoire SPH (sciences, philosophie, humanités) de l’Université Bordeaux I. « Elle est bien bonne, celle-là : un livre sur l’économie française écrit par des non-spécialistes, sous l’égide des éditions Fakir ! Il est vrai que les spécialistes sérieux, du style Attali, Baverez, Beytout, Dessertine, Minc (Jacques Marseille est mort) ne se trompent jamais. Pas plus de trois fois par quinzaine, en tout cas. Autour de Thomas Morel et François Ruffin (qui, de surcroît, osent nous gratifier d’un long entretien avec Frédéric Lordon), on trouve deux étudiants en master, un infirmier au chômage, un apprenti menuisier, une prof d’histoire et un jeune en service civique. Que du pas beau monde, donc, mais qui nous offre un livre furieusement iconoclaste et qui donne à réfléchir. En étudiant quelques épisodes de violente banqueroute vécus par la France (de Philippe le Bel à de Gaulle), cette fine équipe nous dit tout simplement que, face à la faillite, immédiate ou à venir, l’État français a toujours fait ce qu’il voulait, qu’il a changé d’orthodoxie comme d’autres de chaussettes, et que pour se sortir des mauvaises passes où il s’était lui-même engagé, il a fait payer les riches, c’est-à-dire ceux qu’il avait enrichis auparavant. L’État prenait l’argent là où il était vraiment. » (Bernard Gensane, Médiapart) Organisé dans le cadre des Rencontres d’Espace Marx, le débat sera animé par Matthieu Montalban. |
20, 21 et 22 septembreGujan-Mestras
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Mardi 10 septembre18h
Arnaud Alessandrin est docteur en sociologie (Université Bordeaux Segalen) et co-responsable de l’ODT (Observatoire des transidentités). « La question des homophobies a toujours été posée du point de vue de la reconnaissance des droits, des mouvements sociaux, des minorités ou des exclusions qu’elles subissent. Pourtant, depuis peu, des chercheurs, et notamment des géographes, ont mis en avant le rôle déterminant que joue l’espace dans les expériences de discrimination. La rencontre, organisée dans le cadre des Géo-Mardis d’ADES, sera animée par Pierre-Yves Saillant. |
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