Bartimeus, Jonathan Stroud, traduit de l’anglais par Hélène Collonéditions Albin Michel |
Miséricorde, Jissi Adler-Olsen, traduit du danois par Monique Christiansenéditions Albin Michel
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Revue L’Indispensable, numéro 1,éditions L’Indispensable |
Une chanson d’ours, Benjamin Chaudéditions Hélium |
Les ignorants : récit d’une initiation croisée, Etienne Davodeauéditions Futuropolis
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Liliane est au lycée, Normand Baillargeonéditions Flammarion |
Myrha Tonic, Dominique Dupartéditions Léo Scheer |
Le désert et sa semence, Jorge Barón Biza, traduit de l’espagnol (Argentine) par Denis et Robert Amutioéditions Attila Argentine, 1964. Eligia et Aron mettent fin à une longue relation aussi violente que passionnée. Des années d’amour et d’affrontements ont épuisé le couple qui fait acte de divorce en présence de leur fils d’une vingtaine d’années, Mario et de plusieurs avocats. Dans un ultime geste de folie, Aron jette du vitriol sur le visage de sa femme avant de se donner la mort, scellant à jamais cette séparation douloureuse. Commence alors la reconstruction d’Eligia soutenue par Mario depuis Buenos Aires jusqu’à Milan. Contre toute attente, le roman se centre sur le développement psychologique de Mario qui évolue cahin-caha dans une atmosphère baroque où le caractère décalé des personnages, de l’architecture et des situations occulte de manière surprenante l’indicible. « Le désert et sa semence se lit autant comme un roman autobiographique aux relents oedipiens que comme un ouvrage politique. » (www.laccoudoir.com). |
Les revenants, Laura Kasischke, traduit de l’anglais (États-Unis) par Éric ChédailleChristian Bourgois éditeur « Les revenants n’est pas une enquête policière, c’est plutôt une dérive aux frontières du réel, poétique, drôle et tragique, avec des chemins qui bifurquent, se croisent, se séparent, des existences pour lesquelles on se passionne, car elles sont autant de petits romans dans ce grand roman énigmatique. » (Josyane Savigneau, Le Monde). |
Brise-glace, Jean-Philippe Blondeléditions Actes Sud junior Comme dans son précédent roman (Re) play!, Jean-Philippe Blondel a des mots justes et forts sur des thèmes majeurs comme le deuil, la culpabilité et comment exprimer ce que l’on est vraiment. C’est aussi un livre qu’on ne peut pas refermer. Il appelle une lecture à grande goulée, jusqu’à la fin, où notre soif d’accompagner Aurélien est enfin satisfaite. « Un livre fort et émouvant qui devrait passionner les ados. » (www.encres-vagabondes.com). « L’auteur est fidèle à ses thèmes, à son écriture à fleur de peau et parvient dans ce roman à créer une vraie tension narrative liée à un secret qui nous sera dévoilé plus tard dans le récit et qui nous tient résolument en haleine. » (www.bauchette.canalblog.com). |
Rouler, Christian Osteréditions de l’Olivier
« Avec ce livre rempli d’échos et de réverbérations, de craquements et de soupirs retenus, Christian Oster poursuit en finesse sa quête du vide, ce trop-plein quotidien » (www.telerama.fr). |
Jour de chance, Philippe Adaméditions Verticales « Sur un ton décalé, Philippe Adam offre un sixième roman cynique mais très drôle, loufoque mais saisissant de réalisme. Avec une écriture vagabonde, l’auteur livre probablement son meilleur roman, avec ce style toujours aussi incisif, ces formules redoutables et un humour ravageur. Une satire formidable de notre société angoissée, dans laquelle l’argent est considéré comme l’unique protection. Un formidable travail d’analyse et un grand plaisir de lecture. » (www.livres.fluctuat.net). |
Les derniers coups de coeur de






Tremblez gnomes, foliots, marids ou magiciens tyranniques, le djinn Bartiméus aux impertinentes notes de bas de page est de retour ! Voici la genèse de ses aventures découvertes dans la Trilogie de l’anneau (éditions Le Livre de poche en trois volumes). Ce volume centré sur son seul personnage, confronté au grand roi Salomon est délectable, drôle et passionnant. Un régal !
Un bon polar nordique, bien efficace. Les personnages et l’intrigue sont originaux. On apprécierait une suite…
Cette revue consacrée à la critique de bande-dessinée a été créée en 1998 pour disparaître en 2000.
Voici le tout dernier album du talentueux illustrateur Benjamin Chaud.
Quelle que soit l’histoire dans laquelle il nous plonge, Etienne Davodeau sait captiver son lecteur. Pour écrire Les ignorants, il est allé travailler avec Richard dans ses caves et dans ses vignes. En retour il l’a initié au monde de la bande-dessinée. Il en ressort un très beau livre sur la passion et l’engagement dans son travail, un livre qui donne envie de déguster une bonne bouteille en compagnie d’une grande BD.
Nous saluons l’arrivée d’une nouvelle collection « Antidote » qui comporte quatre titres et surtout sous-titres succulents… Liliane est au lycée : est-il indispensable d’être cultivée? Fumer tue : peut-on risquer sa vie? Une rolex à 50 ans : a-t-on le droit de rater sa vie? J’ai demandé un rapport : la politique est-elle une affaire d’experts? Des petits livres salutaires.
Rue Myrha, la Goutte d’or, Château rouge, quartier des Orgues. Loin des clichés et des discours populistes, Dominique Dupart construit son roman comme une plongée dans ces quartiers populaires de Paris. Porté par une langue vivante, musicale, ce livre décrit la violence, la drogue, les descentes de police mais montre aussi les relations amicales et amoureuses, des rues animées, une vie sans cesse en mouvement. Certainement un des romans les plus audacieux et original de la rentrée littéraire.
Jorge Barón Biza, fils des deux grandes figures intellectuelles Clotilde Sabatini et de Raul Barón Biza, signe un roman autobiographique d’une grande finesse.
Nicole, brillante étudiante, meurt subitement dans un accident de voiture, qui était conduite par son petit ami Craig. Quelques mois plus tard, le jeune garçon, tenu pour responsable de la tragédie, entame un nouveau semestre à l’université. Mais il ne parvient pas à surmonter le drame et pense voir Nicole partout, tout comme Perry, son colocataire, Mira et Shelly, deux professeurs d’université.
Des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire ; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu’on lui fiche la paix. Un ami parvient à le convaincre de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfin à faire craquer la glace qui l’enserre et commence à se libérer du poids du secret, de celui du deuil.
« On ne sait pas grand-chose des raisons qui poussent le narrateur à quitter Paris et à rouler en direction de Marseille, ville qui s’est imposée à lui comme un mot plus que comme une destination. Le seul besoin de fuir ? Ce serait trop simple. N’a-t-il pas plutôt l’intuition que c’est justement en s’en remettant au hasard que la vie peut enfin apporter du neuf ? »
« Ils jouent. De temps en temps ils gagnent, le plus souvent ils perdent. Et puis vient cette fois où les chiffres tombent, le gros lot, la chance avec tout au bout des millions, des dizaines et des centaines de millions, et alors là, c’est sûr, depuis le temps qu’ils en rêvent, on espère que pour eux la vie va changer. »