La brève et merveilleuse vie d’Oscar Wao, Junot DIAZColl. 10/18 |
Reine d’un jour, Bertrand RUNTZÉd. Finitude
Dans ce « roman-photo », on feuillette en compagnie de Bertrand Runtz son album de famille. Les personnages y sont authentiques et attachants: Titine la domestique porteuse d’un terrible secret, Parrain le littéraire de la famille, ou encore Petit Prince le complice chat de gouttière. |
L’Afrique de papa, HippolyteÉd. Des Bulles dans l’Océan |
Le quintet de l’Islam Tarik ALIParution chez Sabine Wespieser |
Dans les pas de l’ours, traversée solitaire de l’Alaska, Emeric FISSETÉditions Transboréal |
Les mers perdues, Les jardins statuaires, Jacques ABEILLEÉditions Attila |
Le monde de Marcelo, Francisco X STORKGallimard 13,50 Euros Marcelo est un adolescent de 17 ans, « différent » comme on dit, il est atteint d’une forme légère d’autisme. Il est à l’aise dans les lieux et avec les gens qu’il connaît et parfaitement conscient de ses possibilités et de ses limites. Son père le pousse à affronter le monde du travail, à l’occasion d’un stage dans son cabinet d’avocats. Il veut lui permettre de faire le choix entre « vie protégée » et « vie réelle », quitte à souffrir au début. |
« Une enfance corse », J-P Castellani et L Sebbaréditions Bleu Autour |
« Imperial Bedrooms », Bret Easton ELLISÉd. Picador |
« Paul a un travail d’été » « Paul en appartement », « Paul à la pêche », « Paul à Québec », Michel RABAGLATI Éd. Pastèque. |
« La descente de Pégase », James LEE BURKEÉd. Rivages |
« Le lanceur de dés et autres poèmes », Mahmoud DARWICHActes Sud 21 Euros |
Les derniers coups de coeur de











Deux parutions de textes de Jacques Abeille, illustrés par le fameux Schuiten, double réjouissance causée par la jeune maison Attila.
Vingt trois auteurs nés de famille corse, du continent ou du Maghreb, nous racontent, à travers de courts textes, leur enfance corse.
Décidément Bret Easton Ellis aime les transversalités. Ses personnages ne se résument jamais aux facettes montrées dans un ouvrage. Ils disparaissent et réapparaissent d’un roman à l’autre, dévoilant de manière inattendue leurs identités multiples. « Less than zero », premier roman paru en 1985, parlait de jeunes américains privilégiés à la dérive dans une violence croissante d’actes et de sentiments. Rien ne garantissait leur survie. Pourtant, dans ce premier roman, la fiction se dote d’une fausse dimension biographique. « Less than zero » aurait en fait relaté l’existence de personnes bien réelles. Bret Easton Ellis se donne le rôle de l’auteur tout puissant disposant sans vergogne des individus, exposant sans retenue leur part d’ombre sous prétexte qu’elle constitue un matériau d’écriture. À travers « Imperial Bedrooms », les personnages nous reviennent des années plus tard, dans la force de l’âge, afin qu’ils nous racontent les conséquences de cette cruelle mise à nu.
Cet été, Valentine, Béatrice et moi vous emmenons à Québec pour rencontrer Michel Rabagliati, figure incontournable du neuvième art québécois, qui met en scène des épisodes extraordinairement ordinaires de la vie de Paul.
La dramatique marée noire qui frappe la Louisiane depuis quelques semaines m’a donné envie de découvrir l’oeuvre de James Lee Burke qui y a passé la moitié de sa vie et en a fait un personnage à part entière de ses polars.
Un mois avant sa mort, le 9 août 2008, Mahmoud Darwich publiait « Le lanceur de dés », son dernier poème sous forme de testament. À sa lecture, nous éprouvons avec force l’épreuve de la mort et l’humilité du poète qui revient sur sa vie