« Blankets » Craig ThompsonEd Casterman |
« Miss Catastrophe », Béatrice HammerEd Alice Jeunesse |
« Ma grand-mère »Séverine Thévenet Dans cet album étonnant et touchant, l’auteure se met en scène flanquée d’une marionnette grandeur nature de « Mamie Violette ». Elle explore les rapports d’une petite fille et de sa grand-mère qui perd légèrement la mémoire. |
« Rencontres avec l’archidruide », John Mac PheeEd Gallsmeister |
« Boulevard des branques », Patrick PécherotFolio Gallimard. |
« Comme un fracas, une chronique » de Jacques-Henri Michotéd Al Dante |
« Le club des incorrigibles optimistes » Jean-Michel GUENASSIAEditions Albin Michel |
« Ebru » Attila DURAK,Ed Actes Sud |
« Dans les ombres sylvestres », Jérôme LAFARGUEEd. Quidam Le responsable de cet enthousiasme est Jérôme Lafargue, qui a écrit « Dans les ombres sylvestres » chez Quidam. Il y est question de forêt qui respire, de la puissance de l’océan, de la complexité de la nature humaine, de révolution, de pouvoir du verbe. Envoûtant, déroutant, facétieux, bigrement malin et jubilatoire, voilà les qualificatifs qui me viennent à l’esprit. Enfin, les lecteurs de ce roman comprendront que ce conseil est un peu plus que l’acte de générosité d’une libraire qui souhaite partager son plaisir. |
« Grand Homme », Chloé HOOPERéd. Bourgois
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« Trafic sordide », Simon LEWISEd Actes Sud |
Cadence, Stéphane VELUT éditions Bourgois Cadence est un texte fascinant et glaçant, Stéphane Velut un auteur à suivre absolument. |
Les derniers coups de coeur de






Craig Thompson nous embarque dans le Wisconsin, région où » y en a qui disent que les QUATRE SAISONS (…) sont le début de l’hiver, la fin de l’hiver, la mi-hiver, la fin de l’hiver et le PROCHAIN hiver ». Et de fait, tout est froid dans l’enfance de Craig: la ferme isolée où il habite avec son frère et ses parents, son père, homme très autoritaire, la ville, l’école où règnent l’étroitesse d’esprit, l’intolérance et la violence. Craig mène donc sa vie de persécuté et culpabilise à tout va à cause du rigorisme catholique dans lequel il évolue. Sa seule échappatoire: le dessin.
Dans ce court roman pour les 9-11 ans, nous suivons les déboires de Noémie partie d’un mauvais pied dans la vie. Depuis ses premiers pas, ses parents, amis et enseignants l’enferment dans le rôle de la maladroite. Difficile de s’affirmer et de dépasser ce « handicap ».
L’auteur, pionnier du Nouveau Journalisme, prix Pulitzer en 1999, rend compte à travers trois récits, de la personnalité de l’archidruide David Brower. Inconnu chez nous, il fut un défenseur des grands espaces américains. Chaque texte « une montagne », « une île », « une rivière » est une description superbe du lieu en question, mais aussi un dialogue entre l’Archidruide et un opposant à son point de vue. La confrontation entre ses personnalités remarquables, chacun s’exprimant avec intégrité est subtile et brillante. Publié en 1971, ce texte de Nature Writing est une nouvelle découverte de l’excellente maison Gallsmeister.
En 1940, à Paris et sur les routes de l’exode le détective Nestor mène l’enquête. Les trains convoient d’étranges figures, en particulier des fous en mal d’asile.
Une chronique donc, tenue chaque jour ou presque entre avril et octobre 2008 puis sporadiquement jusqu’au 29 avril 2009. Un fracas également, celui du monde, celui d’une année, celui de l’Histoire. Puisqu’il est ici beaucoup question d’Histoire, celle de la Commune de Paris et de sa répression sanglante, celle de la révolution Spartakiste et de sa répression sanglante, celle de nombreuses autres révolutions et de leurs systématiques et impitoyables répressions sanglantes. Les dates sont bien souvent, pour Michot, l’occasion de se remémorer et de nous rappeler certains événements, soulignant au passage le fossé entre la mémoire officielle et la mémoire du peuple. Ainsi, le 17 octobre alors qu’une encyclopédie choisit dans son éphéméride le 17 octobre 1968 et la victoire de Colette Besson aux Jeux Olympiques, Michot préfère se souvenir du 17 octobre 1961 « une des pages les plus noires et les plus longtemps cachées de l’histoire de notre pays ».
N’hésitez pas à entrer dans ce roman de 750 pages. Très rapidement vous serez sous le charme de cette chronique des années 60, de son atmosphère et de ses personnages.
Au cours de six années, entre 2000 et 2007, l’artiste turc Attila Durak a sillonné son pays avec un dessein ambitieux : capter la richesse de la diversité culturelle en Turquie. De son projet, Ebru (du nom d’une technique picturale complexe signifiant « papier marbré »), résulte un cortège de portraits et tous ces visages, appartenant à des personnes issues de milieux culturels et sociaux différents, nous racontent des histoires. La franchise dans les regards impressionne et semble inviter le lecteur à pénétrer plus avant dans la connaissance de la Turquie d’aujourd’hui et des peuples qui la composent. Les photos d’Attila Durak sont accompagnées de textes d’artistes et d’intellectuels turcs qui ont offert leurs souvenirs, leurs impressions et John Berger a rédigé une préface comme un poème. Il s’agit enfin d’une plongée parmi les tissus, les couleurs et les nombreuses musiques du pays grâce au CD qui vient clore l’ouvrage.
La satisfaction d’avoir déniché la perle rare, le plaisir de rencontrer un texte, l’engouement pour un auteur, l’envie de faire du prosélytisme à tout crin c’est surtout ça qui nous fait lever le rideau de nos librairies tous les matins. 
Pour une fois, l’exotisme de ce polar n’est pas la découverte d’une civilisation lointaine ou antique. C’est la culture occidentale qui sera jugée et jaugée par l’inspecteur Jian. Ce dernier est un flic chinois corrompu et sûr de son pouvoir sur son territoire, mais il va devoir partir pour l’Angleterre car sa fille y étudie et lui a passé un coup de fil alarmant.