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Le Wok Machine à Lire guide vos lectures |
« Une enfance corse »« Une enfance corse », J-P Castellani et L Sebbaréditions Bleu Autour |
« Imperial Bedrooms », Bret Easton ELLIS« Imperial Bedrooms », Bret Easton ELLISÉd. Picador |
« Le tonneau », F. W. CROFTSLe tonneau, F. W. CROFTSÉditions Rivages Poche – 10,50 €
Classique du roman à énigme, peu connu en France, ce roman est un modèle du genre. Une jeune femme assassinée est retrouvée enfermée dans un tonneau. La machination (presque) parfaite ourdie par le meurtrier va minutieusement être démontée par deux policiers, à Londres et à Paris, suivant les aller-retours du tonneau. |
« La descente de Pégase », James LEE BURKE« La descente de Pégase », James LEE BURKEÉd. Rivages |
« Le colonel désaccordé », O BLEYS« Le colonel désaccordé », O BLEYSGallimard Coll. Folio |
« Le jour avant le bonheur », Erri de Luca« Le jour avant le bonheur », Erri de Luca
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« Zuleika Dobson », Max BEERBOHM« Zuleika Dobson », Max BEERBOHMÉd. Monsieur Toussaint Louverture 16,75 Euros |
« Négus », « Shah », R Kapuscinski« Négus », « Shah », R KapuscinskiÉd. Flammarion |
« Moi le loup et les vacances avec pépé »« Moi le loup et les vacances avec pépé »Éd. Thierry Magnier |
« Même les cow-girls ont du vague à l’âme », Tom ROBBINSMême les cow-girls ont du vague à l’âme, Tom ROBBINSÉditions Gallmeister (collection Totem) (10,00 €)
Cela n’est pas par manque d’idée que nous vous proposons à nouveau ce roman comme suggestion de lecture estivale. |
« Photo de groupe autour du fleuve », E. DONGALA« Photo de groupe autour du fleuve », E. DONGALAActes Sud 22,80 Euros |
« Le lanceur de dés et autres poèmes », Mahmoud DARWICH« Le lanceur de dés et autres poèmes », Mahmoud DARWICHActes Sud 21 Euros |







Vingt trois auteurs nés de famille corse, du continent ou du Maghreb, nous racontent, à travers de courts textes, leur enfance corse.
Décidément Bret Easton Ellis aime les transversalités. Ses personnages ne se résument jamais aux facettes montrées dans un ouvrage. Ils disparaissent et réapparaissent d’un roman à l’autre, dévoilant de manière inattendue leurs identités multiples. « Less than zero », premier roman paru en 1985, parlait de jeunes américains privilégiés à la dérive dans une violence croissante d’actes et de sentiments. Rien ne garantissait leur survie. Pourtant, dans ce premier roman, la fiction se dote d’une fausse dimension biographique. « Less than zero » aurait en fait relaté l’existence de personnes bien réelles. Bret Easton Ellis se donne le rôle de l’auteur tout puissant disposant sans vergogne des individus, exposant sans retenue leur part d’ombre sous prétexte qu’elle constitue un matériau d’écriture. À travers « Imperial Bedrooms », les personnages nous reviennent des années plus tard, dans la force de l’âge, afin qu’ils nous racontent les conséquences de cette cruelle mise à nu. 
La dramatique marée noire qui frappe la Louisiane depuis quelques semaines m’a donné envie de découvrir l’oeuvre de James Lee Burke qui y a passé la moitié de sa vie et en a fait un personnage à part entière de ses polars.
Le colonel Rymar, membre de l’armée portugaise suit le roi du Portugal en fuite vers le Brésil. Contre toute attente, celui-ci est missionné non pas pour se battre, mais pour veiller sur les instruments de musique de la cour. Ce va t-en guerre humilié d’être réduit à s’occuper de musique (art qu’il exècre) découvre de mauvaise grâce le nouveau monde.
Dans l’immédiat après guerre, un jeune orphelin livré aux rues grouillantes de Naples (magnifiée par Erri de Luca) vit sous la protection du concierge, Don Gaetano.
Selon Monsieur Toussaint Louverture, « attirante, séduisante, fascinante… la jeune Zuleika Dobson l’est sans aucune limite ». Dès la descente du train en gare d’Oxford où son grand-père le recteur, l’attend, Zuleika Dobson déclenche un vif émoi dans le coeur des étudiants de l’ancienne et respectable Université. Or, la jeune prestidigitatrice, habituée à être courtisée lors de ses nombreux voyages à travers le monde, n’a jamais été amoureuse. Seul l’impeccable Duc de Dorset, parce qu’il l’aura traitée négligemment la première fois, réussira à éveiller un sentiment différent dans le coeur de la jeune femme. Mais cet amour, au lieu de les réjouir, donnera naissance à une idée plus saugrenue dans l’esprit du Duc qui contaminera la gent masculine oxfordienne.
Deux textes épuisés de Ryszard Kapuscinski sont à nouveau disponibles chez Flammarion. Le « Négus » nous livre le récit de la chute de l’Empereur d’Éthiopie et le « Shah » les dernières semaines du règne du Shah d’Iran.
Voici le très attendu album de Delphine Perret. Après son brillant « Moi le loup et les chocos », dans lequel on découvrait Bernard, loup déprimé, coaché par un petit garçon, l’auteur nous livre cette fois une « road-story ». Nous retrouvons nos deux acolytes qui prennent la route des vacances, accompagnés d’un pépé un peu largué.
Les femmes du groupe dont il est question dans le titre cassent des blocs de pierre pour un salaire de misère. La construction d’un aéroport augmente soudain la demande de gravier et elles décident de demander un meilleur tarif à leur intermédiaire. Cette lutte pour une somme minime, va être l’occasion de découvrir leurs parcours. Avant d’effectuer ce travail de forçat, elles avaient pour beaucoup d’entre elles une place plus brillante dans la société : qui femme d’affaire, qui mariée à un riche parti… Mais en Afrique, une femme sans argent n’est plus rien.
Un mois avant sa mort, le 9 août 2008, Mahmoud Darwich publiait « Le lanceur de dés », son dernier poème sous forme de testament. À sa lecture, nous éprouvons avec force l’épreuve de la mort et l’humilité du poète qui revient sur sa vie